Enseignement catholique : premier bilan

Vendredi dernier, le Comité permanent des secrétaires à l’éducation s’est réuni pour évaluer la rentrée scolaire 2020-2021.

L’école catholique fait déjà un premier bilan après la rentrée 2020-2021. Tel est l’objet de la rencontre du Comité permanent des secrétaires à l’éducation, instance placée sous l’autorité de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun. Vendredi dernier, ils sont venus des différents diocèses du Cameroun pour discuter des aspects pédagogiques, financier, post et périscolaires, administratif de l’école. Pour conduire les travaux, l’abbé Benoît Marie Ndongo Andegue, « Notre école catholique évolue dans un environnement en mutations rapides où la culture ambiante est le plus souvent aux antipodes des visées de son projet éducatif », va-t-il relevé à l’ouverture des travaux.
En effet, l’école fait face à de nombreux défis au Cameroun. D’abord, Boko Haram dans l’Extrême-Nord, puis les crises socio-politiques dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sans compter la pandémie du Covid-19. Des crises dont l’impact se fait ressentir immédiatement dans le secteur de l’éducation. A Garoua, l’archidiocèse compte 12 maternelles, 24 écoles primaires et 5 collèges. Sur place, les parents ne se pressent pas toujours pour les frais de pension. « La plupart de nos écoles sont dans des zones reculées où les parents n’ont pas assez de moyens pour payer l’écolage. Donc, ce sont les écoles situées au cœur de la ville qui font le gros pour rassembler les moyens afin de rémunérer les enseignants travaillant dans ces zones », souligne l’abbé Simon Temga, secrétaire à l’éducation dans cet archidiocèse.
La situation n’est pas plus élogieuse dans le diocèse de Kumba. A en croire l’abbé Jude Esua, secrétaire à l’éducation, plus de la moitié des établissements sont désormais à l’arrêt à cause de la crise socio-politique. « Nous avons 66 écoles dont 17 écoles maternelles, 43 primaires et six établissements secondaires. Actuellement, seules 9 écoles maternelles, 13 du primaire et cinq dans le secondaire fonctionnent encore », déplore-t-il. Autant que les parents vivent dans la peur. « Nous demandons aux parents d’avoir le courage d’envoyer leurs enfants à l’école. Surtout si nous les connaissons, nous les encourageons personnellement, parce que c’est un droit pour l’enfant. Les années antérieures ont été difficiles parce que certains élèves avancent sans avoir les rudiments nécessaires pour certains niveaux. Beaucoup payent vraiment petit à petit la pension parce qu’ils se disent qu’ils partiront à tout moment », ajoute-t-il. Autant de défis dont les membres de ce comité ont échangé vendredi dernier pour trouver des solutions adaptées en fonction des contextes. 
 

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