Secteur informel: la saison des bonnes affaires

Chacun trouve des astuces pour maximiser le profit.

"Léo Prince Images", photographe indépendant, affirme que le mois de décembre n’est pas seulement le mois des fêtes, mais aussi le mois des photos. Il faut immortaliser les mariages, les baptêmes, Noël, le Nouvel an, les funérailles, les séjours de ceux qui passent les vacances au pays. « C’est le mois de l’année où notre secteur d’activité bouge. Alors, on se bat pour le  capitaliser ». Léo Prince Images n’a pas seulement amélioré le confort de son laboratoire, il a misé sur la qualité de ses photos. « Depuis quelque temps, je tire mes photos sur du papier de qualité », lance-t-il joyeux en confessant : « C’est sur la qualité, que je pourrai faire la différence avec les concurrents. Tout le monde aguichera les clients avec les friandises et un confort amélioré. La valeur ajoutée chez moi s’opérera dans la qualité-prix ».
Au marché Mokolo, un jeune a établi son état-major ponctuel entre deux bâtiments, à même le sol. Il propose tout ce qui est décoration pour Noël : les guirlandes, les arbustes et les sapins lumineux, des crèches et ses accessoires, des jouets divers. Tous ces articles sont de seconde main. « Depuis trois ans, je les vends en pareil moment. La commande est faite assez tôt pour ne pas perdre le marché qui ne dure que le mois de décembre. Ils sont originaux par rapport à ce qu’on trouve dans les grandes surfaces », se vante-t-il. D’ailleurs, son étal est bien achalandé. Et à bien y regarder, il a déjà une clientèle fidèle.
Non loin de là, une librairie s’est déjà transformée en boutique ordinaire avec une prééminence d’articles de fêtes de fin d’année. « Nous sommes des commerçants. Nous suivons la direction du vent des affaires. Quand, c’est la rentrée scolaire, nous nous adaptons sans négliger notre activité principale qui est le livre. Toutefois, il y a une opportunité d’affaires offerte par la fin d’année que nous ne pouvons pas laisser», argumente Florent Um, un responsable du commerce.

« Il faut éviter la médiocrité »

 Etienne Tamo, plumeur professionnel au marché Mvog-Ada.

« Au marché Mvog-Ada, il existait déjà des installations de plumage qui respectaient les règles d’hygiène et de biosécurité. Ce que les autres points de vente de poulet n’ont pas. Aujourd’hui, tout le monde a basculé dans la clandestinité pour survivre. J’avais déjà une clientèle. Aujourd’hui, nous sommes ramenés à de la débrouillardise ».

« La qualité reste notre souci »

Clair Limbé, chef du personnel d’un laboratoire-photo.

« Notre plus grand défi pendant ces fêtes, c’est maintenir la clientèle et conquérir d’autres usagers. Mais la qualité de la photo reste notre souci. Mon patron accorde beaucoup d’importance à la qualité de nos photos. Je crois qu’il s’investit même dans l’achat du matériel pour que ses photos fassent la différence. Ce qui n’échappe pas aux clients. Mais cet investissement n’impacte pas le prix, même s’il grappille les marges de bénéfices. Le marché de la photo est saturé et il faut constamment réfléchir pour rester dans l’activité. La rapidité, l’accueil, le respect de la clientèle restent de mise chez nous ».

 

 

 

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