Réduction des émissions dues à la déforestation : le secteur privé s’implique

Le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo a ouvert lundi dernier à Douala un atelier d’échanges sur le sujet avec des exploitants privés.

Selon le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, le Cameroun est engagé depuis près de 15 ans dans le mécanisme de Réduction des émissions dues à la dégradation et à la déforestation (Redd+). Ce dans une vision participative et inclusive de l’ensemble des parties prenantes au processus. Conformément aux orientations de la stratégie nationale Redd+, il est apparu nécessaire pour le gouvernement de privilégier, tout en fixant comme préalable, un engagement ferme du secteur privé dans ce processus comme dans d’autres initiatives.


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D’où la raison d’être de l’atelier d’échanges sur l’amélioration de l’implication et de la participation du secteur privé au processus Redd+ et autres initiatives de promotion de durabilité dans la gestion des ressources naturelles et la production des commodités agricoles au Cameroun. Il s’est tenu le 21 décembre dernier à Douala. Le Minepded était représenté par son Sg, Paul Tchawa. Les services du Premier ministre, le Minepat, le Minader, le Minfi, le secteur privé forêt et agro-industriel, etc. prennent également part aux travaux. « Si nous sommes ici, c’est pour faire en sorte que nous puissions exploiter à notre avantage les mécanismes de compensation mis en place notamment la Redd+. A cet égard nous aurons fortement besoin du secteur privé, des organisations de la société civile pour accompagner le gouvernement dans cette entreprise », a relevé le ministre Jules Doret Ndongo.


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Pour le directeur national de WWF-Cameroun, Clotilde Ngomba, plusieurs raisons justifient l’importance accordée au secteur privé dans le processus Redd+. « Ce sont les acteurs du secteur privé qui investissent. Ce sont eux qui ont la charge de respecter toutes les mesures environnementales, sociales pour l’aboutissement du processus Redd+ et les bénéfices qui proviendraient de ce processus devraient aller au niveau du secteur privé », a-t-elle souligné.


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Le secrétaire exécutif du Gicam, Alain Blaise Batongue, a fait savoir que l’appel à l’implication du secteur privé démontre la nécessité pour les acteurs économiques moteurs du développement industriel et technologique de prendre en main la question de la préservation de la nature en général et des forêts en particulier. « Le Gicam souscrit entièrement à la politique de préservation de la forêt et se dispose à collaborer avec le gouvernement et les partenaires afin de sensibiliser ses membres en matière de préservation et de protection de la nature », a précisé Alain Blaise Batongue. Cet atelier avait entre autres pour objectifs de présenter le processus Redd+, les opportunités de financement carbone aux acteurs du secteur privé d’une part, et de recueillir les attentes et solutions envisagées à sa participation dans ce processus d’autre part.


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