Actes d’état civil : l’Extrême Nord soigne le mal à la racine

Les officiers et secrétaires d’état civil de la région formés dans l’application des normes.

Selon les déclarations d’Alexandre Marie Yomo, le Directeur général du Bureau national de l’état civil (BUNEC), en 2019 au Cameroun, on comptait 1,6 millions d’enfants scolarisés sans acte de naissance. Dans la même année, l’Extrême-Nord seule comptait 402 000 enfants sans acte de naissance. Et parmi ceux-ci, 38 000 étaient élèves de CMII, donc appelés à présenter des examens certificatifs. Ces révélations ont été faites au cours de l’atelier que le BUNEC a organisé à Maroua le 21 décembre 2020 au profit des officiers et secrétaires d’état civil du Diamaré. Un atelier qui rentrait en droite ligne des activités du Projet d’amélioration du système d’état civil au Cameroun pour une citoyenneté active (PASECA). Pour ajouter de l’eau au moulin du Dg du BUNEC, Guy Emmanuel Tchapnga Nang, le premier adjoint préfectoral de Maroua qui représentait le préfet du Diamaré a révélé que cette année, près de 3500 enfants du CMII dans le Diamaré ne disposent pas d’acte de naissance. C’est dire combien le problème de l’état civil, et plus particulièrement celui des actes de naissance, est crucial à l’Extrême-Nord.


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