Une écrivaine chez Chantal Biya

Le Goncourt 2020 des lycéens, Djaïli Amadou Amal, a été reçue en audience par la première dame hier.

Le pavillon oriental du palais de l’Unité a servi de cadre à la rencontre de deux grandes dames que le Cameroun est particulièrement fier de porter. Mme Chantal Biya, épouse du président de la République, et Djaïli Amadou Amal, Goncourt 2020 des lycéens. L’écrivaine aux multiples récompenses littéraires a remporté le célèbre prix français le 2 décembre dernier, pour son roman « Les Impatientes » paru aux éditions Emmanuelle Collas. Un ouvrage qui traite de la situation des femmes dans les sociétés traditionnalistes et conservatrices du Septentrion dont elle est originaire. « Je suis très émue d’avoir été reçue par la première dame. Elle m’a beaucoup encouragée. Elle m’a dit qu’elle a suivi mon parcours à cette compétition de bout en bout. Elle connaît les titres de mes romans, le Goncourt… et m’a dit à quel point elle est fière que j’aie remporté ce prix pour le Cameroun. Evidemment, je l’ai assurée de ma fierté de l’avoir rencontrée, moi aussi », a confié la célèbre écrivaine à sa sortie d’audience.
Les combats de cette jeune femme peule, musulmane et féministe contre les comportements rétrogrades de la société dont elle est issue -misogynie, mariages précoces, viols conjugaux, illettrisme des filles, violences faites aux femmes, entre autres- sont connus. « Evidemment, la première dame partage ces combats. Je lui ai parlé de notre association, Femmes du Sahel, qui lutte contre les violences faites aux femmes. Elle y est très sensible », assure Djaïli Amadou Amal. Ce n’est en effet un secret pour personne : la lutte contre les souffrances constitue le seul vrai combat de Chantal Biya. Par son leadership, la première dame a, depuis plusieurs années, concentré ses efforts sur l’élimination de différentes souffrances affectant particulièrement les femmes, par des actions sociales retentissantes. Assistance financière et matérielle, dons en aliments, vêtements, médicaments et autres produits de première nécessité aux femmes issues des communautés autochtones, sinistrées de catastrophes naturelles. Soutien multiforme aux mères vulnérables individuellement ou en association. Notamment, les veuves, celles du troisième âge, les malades, les démunies et autres victimes de handicap. « Un long voyage dans les méandres de la souffrance humaine avec le désir ardent de redonner sourire et espoir à ceux qui en ont besoin. Cet engagement, je l’ai pris il y a 25 ans. Il reste inchangé », assure régulièrement Mme Chantal Biya. Et d’inviter d’autres personnes à la rejoindre dans ce noble combat. C’est dire si la rencontre entre ces deux beaux esprits, Chantal Biya et Djaïli Amadou Amal, tombe bien.

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