Floriculture : des affaires bien fleuries

La production de fleurs pratiquée dans plusieurs coins de la ville de Yaoundé est une véritanle niche d’emplois pour la jeunesse.

Il est 10h. Sur un tabouret, Brigitte Adeline Goune Sabgeu est installée dans son gardien de fleurs étendu sur une superficie d’environ 1000 m2 au carrefour Warda à Yaoundé. De couleurs rouge, rose, jaune, blanche ou tout simplement verte, ces plantes sont exposées pour certaines dans des vases en terre ou en plastique, et pour d’autres, dans des sachets de couleur noire. Brigitte Adeline Sabgeu accueille tout visiteur avec un large sourire. « Je suis dans ce métier depuis 25 ans. Je gagne en moyenne 2 millions de F par an. J’emploie trois personnes », affirme-t-elle. Ce jardin héberge 5500 plantes reparties en 75 variétés pour une valeur estimée à 1,2 million de F. On y trouve entre autres, le ficus, cette variété de fleurs qui se multiplie par germination, et pour obtenir une plante de 30 cm, il faut en moyenne six mois de travail. Il est vendu entre 400 F et 500 F l’unité. Pour le palmier washingtonien, il faut deux ans de travail pour atteindre 10 cm.  Cette plante est vendue à 1000 F l’unité. Les rosiers, se vendent à 1000 F l’unité lorsqu’ils atteignent la taille 30 cm après un an de labeur. 


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Certaines fleurs sont prisées parce qu’en plus de la dimension ornementale, elles ont des vertus thérapeutiques. C’est le cas de la reine-des-nuits encore appelée cactus vanille qui se cultive en terre chaude, dans un panier suspendu ou en pot avec support. Sa multiplication se fait par bouturage et se vend à 500F l’unité après un an de travail. Les décorations à base de reine-de-nuit permettent de traiter la tachycardie, les angines de poitrine ainsi que les problèmes liés au vieillissement du cœur, et offrent des effets bénéfiques après un infarctus. « Les gens en demandent beaucoup pour ses vertus surtout. La demande est plus grande que l’offre. Comme elle, il y a beaucoup d’autres variétés de fleurs qui sont recherchées pour leurs vertus thérapeutiques », affirme Georges Pata Noumbissié, fleuriste, venu de Bafang pour s’approvisionner en boutures et autres plantes rares. 


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En plus de la rareté de certaines variétés d’origine asiatique ou européenne, les floriculteurs se plaignent de problèmes « d’infrastructures, de mise en marché des produits, d’accès à l’information, aux intrants, aux matériels et équipements », déclare Paul Ngoumi, fleuriste. 


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