Consommation : au goût du précuit

Cette tendance culinaire, très prisée par les ménagères est de plus en plus rependue pour l’aisance qu’elle favorise dans la confection des repas.

La confection d’un bon plat de koki nécessite pratiquement une journée. Déjà, il faut trier les graines blanches, les tremper dans l’eau de longues heures durant et les passer au moulin. Une fois la patte blanche obtenue, il faut encore procéder à un mélange avec de l’huile rouge et d’autres ingrédients pour ensuite les empaqueter. Un processus qui nécessite des heures, pareil pour de nombreux plats tels que les couscous, les sauces et même les pâtisseries. Afin de permettre aux ménagères de passer moins de temps dans les fourneaux, des fabricants locaux ont transformé des aliments en pâte prête à cuir. Dans certains rayons de supermarchés on retrouve du koki, des arachides, du maïs et même des crêpes moulues. Ils sont généralement vendus sous forme de bouteilles en plastique, de sachets et de boîtes. Pour les crêpes par exemple il faut débourser en moyenne 2500F pour une bouteille d’1,5 l. Pour une boîte de maïs et de soja, il faut prévoir entre 2600F et 5000F selon la contenance et pour un sachet d’1kg de koki l’acheteur peut dépenser en moyenne 2500F.


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Une tendance culinaire, très appréciée par certaines ménagères. « Ce sont des produits très sollicités. Nous recevons de fortes commandes par semaine», explique Denise Foka  promotrice d’une marque de koki moulu. « Entre la famille et les obligations professionnelles et sociales, il est très souvent difficile de préparer des repas consistants. Mais avec ces pates prêtes à cuire, je peux aisément programmer ses plats dans mon menu quotidien » se réjouit-Huguette Engono, une ménagère. Pareil pour Frantz Yves Tchokouaha, férue de pâtisseries. « Je n’ai pas toujours tous les ingrédients nécessaire à la confection d’une pâte homogène. Grâce aux pâtes vendues en boutique, j’obtiens de meilleures crêpes et en plus grande quantité », affirme-t-il. C’est le cas aussi avec le moulu de Water fufu, de maïs et de soja ainsi que la pâte d’arachide que les clientes achètent pour la confection de couscous, de sauces et de bouillies. 


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Hormis la vente en surface, les fabricants de ces pâtes prêtes à cuir utilisent d’avantage Internet pour la vulgarisation. « Pour être livré, il suffit de passer des commandes sur la toile », explique Denise Foka. Plusieurs entrepreneurs se lancent de plus en plus dans ce filon, mais avant eu, des commerçantes proposaient déjà des pâtes fabriquées de manières artisanale, dont le maïs et d’arachide, présentées sous forme de boule. Les nouvelles formules sont conditionnées dans des contenus plus esthétiques et étiquetés, permettant aux consommateurs d’en faire des usages répétés tout en maîtrisant le mode d’utilisation entre autres. Des mesures nécessaires pour une meilleure compétitivité de ces produits.


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