Financement de l’Economie de la CEMAC : la BDEAC a levé près de 107 milliards

Les résultats de l’emprunt obligataire lancé en décembre dernier par l’institution bancaire sous régionale ont été dévoilés mardi dernier à Brazzaville.

106,8 milliards de F. C’est le montant de l’enveloppe retenue par la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), au terme de l’emprunt obligataire émis du 21 au 29 décembre 2020 sur le marché financier sous régional. Par appel Public à l’épargne (APE), la BDEAC recherchait la somme de 100 milliards de F. On peut donc dire que c’est un succès qui, de l’avis de  Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de la BDEAC, met en évidence la confiance placée par les investisseurs en la banque, instrument du financement du développement de l’Afrique centrale. Le président était face à la presse le5 janvier dernier pour donner les détails de cette levée de fonds.


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En effet, les 106,791 milliards collectés l’ont été auprès de six groupes de souscripteurs : les banques (88 milliards) ; les compagnies d’assurances (8,275 milliards) ; les établissements de microfinance (998,1 millions), les Asset managers (2,010 milliards) ; les autres personnes morales (1,5 milliard) et les personnes physiques (un peu plus de six milliards).  


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Les fonds ainsi mobilisés serviront à financer les projets des secteurs privé et public avec les ressources adaptées en termes de maturité, de différé et de taux. Ils sont également destinés au financement de la mise en œuvre des projets intégrateurs prioritaires du Programme économique régional de la CEMAC, en monnaie locale. En novembre 2020, au terme de la table ronde des investisseurs organisée à Paris pour le financement de ces projets, la BDEAC avait promis un apport de 471 millions d’euros (environ 309 milliards de F). C’est donc une partie de cette contribution qui vient d’être mobilisée pour notamment l’interconnexion de la fibre optique entre le Cameroun et le Tchad, la construction d’un pont sur le fleuve Ntem, l’aménagement du corridor Brazzaville-Ouesso-N’Djamena, etc. Les autres secteurs à financer par les ressources issues de cet emprunt obligataire sont l’éducation, le tourisme, l’agro-industrie, l’agro-pastoral, les finances, la santé, l’énergie, l’eau et l’assainissement.


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Autre aspect à saluer dans cette opération, le fait que cette levée de fonds sur le marché financier local permettra de réduire le recours aux ressources du marché international et par ricochet, réduire le transfert des devises occasionnées par le remboursement des emprunts extérieurs. 


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