Sahara occidental : l’axe Rabat-Washington conforté

David Schenker, secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord a effectué une visite sur le terrain samedi.

David Schenker, secrétaire d’Etat adjoint américain pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord, s'est rendu samedi à Laâyoune, capitale du Sahara occidental, un territoire que se disputent le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario. Cette visite est la première d’un haut responsable américain. Elle est qualifiée sur Twitter « d’historique » par l’ambassade américaine au Maroc et intervient un mois après la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du l’Etat chérifien sur cette ancienne colonie espagnole. 
La visite de David Schenker s'inscrit dans le cadre de l'accord signé le 22 décembre 2020 par les Américains, les Israéliens et les Marocains, liant une normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Etat hébreu à la reconnaissance américaine de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental. Le Maroc est devenu le quatrième pays à normaliser ses relations avec Israël en 2020 – après les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan. L'accord prévoit l'ouverture d'un consulat américain à Dakhla, un port de pêche situé dans le sud du Sahara occidental. En attendant la construction du bâtiment, les Américains ont prévu d'y ouvrir une représentation provisoire, selon des sources diplomatiques à Rabat.
Le Maroc contrôle environ deux-tiers du Sahara occidental. Il promeut une « autonomie sous contrôle » du Sahara occidental. Le Polisario, lui, milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination. Les négociations politiques menées par l'ONU sur le statut de ce territoire désertique situé au Nord de la Mauritanie piétinent depuis des décennies. 
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category