Salons de coiffure mixte : un business florissant

En plus de créer des emplois, l’option de proposer des services aux femmes et aux hommes dans un même lieu permet aux promoteurs de réaliser des bénéfices importants.

Géneviève Damba a ouvert les portes de son salon de coiffure mixte au quartier Anguissa ce lundi matin. Compartimenté en deux, ce salon propose du côté gauche, l’espace réservé aux hommes, et du côté droit l’espace féminin.  Pour coiffer les hommes, le mobilier est presque modique : un fauteuil en cuir en face duquel un miroir est accroché au mur et quelques autres appareils. Des hommes de plus en plus nombreux à investir les lieux. L’espace dédié aux femmes est plus grand. On y retrouve plusieurs appareils rangés dans un classeur. Alors que la promotrice s’affaire dans la paperasse, Noura Murat Natacha qui veut se coiffer, fait son entrée. Après avoir été installée du côté femme, elle est prise en charge par l’une des cinq employées. Elle devra à la fin débourser 7 000 F pour la main d’œuvre. « Je suis venue me coiffer dans ce salon parce que ses prix sont abordables et le service est de qualité », a-t-elle déclaré. Quelques minutes après, Ulrich Ateba fait aussi son entrée, il veut se rendre « beau ». L’un des deux coiffeurs s’occupe de lui, au prix de 1 000F. Ce qui lui donne droit à une nouvelle coupe de cheveux et un massage relaxant de la tête. Géneviève Damba affirme que cette activité lui permet de bien gagner sa vie. La preuve, elle réalise en moyenne par semaine une recette de 150 000F. 


Read also : Inspection des établissements classés : le ministère du Tourisme aussi

A un jet de pierre de là, au quartier Mvog-Mbi, Bruno Kom attend son tour d’être coiffé. Confortablement installé dans un canapé, la télécommande en main, il regarde la télévision. Juste à côté de Bruno, une jeune dame pianote le clavier de son téléphone en attendant d’être reçue à son tour. Là aussi, la promotrice, Falmata Abaka, 24 ans, se dit très satisfaite de cette activité. « Je suis heureuse de contribuer à la lutte contre le chômage dans mon pays. Grâce au soutien de mes parents, j’ai pu ouvrir cet institut de beauté qui emploie quatre jeunes avec une masse salariale mensuelle de 500 000F », a-t-elle affirmé. 


Read also : Activités forestières et lutte contre le braconnage : la protection des autochtones garantie

Pour booster leurs revenus, les tenanciers des salons de beauté mixte, vendent aussi des mèches et des tissages (cheveux artificiels) dont les prix oscillent entre 1 800F et 350 000F. 


Read also : Lutte contre la criminalité faunique : le Gabon apporte son concours

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category