Exécution du budget 2021 : c’est parti !

Les clés pour une exécution saine et efficace ont été présentées, hier à Ebolowa, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze.

A la suite de la promulgation de la loi de Finances par le président de la République, le 17 décembre dernier, le ministre des Finances, a mis en route hier à Ebolowa, capitale régionale du Sud, l’exécution du budget de l’Etat au titre de l’exercice 2021. Louis-Paul Motaze s’est voulu clair, direct et précis sur les grandes innovations contenues dans la circulaire d’exécution du budget, celles de nature fiscale et douanière de la loi de finances ainsi que celles contenues dans le système des marchés publics. Objectif clairement exprimé : s’assurer d’un haut niveau d’appropriation, par les acteurs de la chaîne de dépenses publiques, des exigences du budget 2021, pris comme point d’ancrage de l’opérationnalisation de la loi de finances et étape décisive en vue de la concrétisation des actions de l’Etat et celles de toutes les autres entités publiques dans un contexte aux défis sécuritaires et sanitaires multiples.


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Ce que l’on pourra retenir des différentes interventions est que divers points d’ombre ont été éclaircis, à l’instar de la base de calcul des 15%, représentant le montant minimal des ressources de l’Etat à transférer aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD). Et Louis-Paul Motaze a même révélé que ces ressources, comme prescrit par le Premier ministre lors du dernier Conseil de la décentralisation, seront bien supérieures à 15% prévus par le Code général des CTD, si toutes les compétences transférées sont effectivement et pleinement exercées.


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Revenant sur le budget proprement dit, le Minfi a rappelé que pour atteindre les objectifs de relance de la croissance économique, le Cameroun a tablé sur une enveloppe globale de 4.865,2 milliards de F en 2021, présentant une augmentation de 5% par rapport aux 4.632,7 milliards de F de 2020. La région du Sud s’en tire avec 17,4 milliards dont 9,5 milliards de F en investissement et 7,6 milliards de fonctionnement. Il faut y ajouter 145,4 milliards dédiés à la poursuite de la mise en œuvre de l’agriculture de deuxième génération et des phases terminales de certains chantiers structurants.


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Voilà pourquoi, parlant de façon globale, Louis-Paul Motaze a interpellé tous les acteurs de la chaîne d’exécution du budget de l’Etat, à savoir : les ordonnateurs, maîtres d’ouvrages, maîtres d’ouvrages délégués, opérateurs économiques, responsables des services déconcentrés du ministère des Finances, etc. à s’impliquer sans réserve, et à faire montre d’une conscience patriotique empreinte des règles éthiques et déontologiques dans l’exercice de leurs diverses et complémentaires missions. Toute chose qui contribuera à relever les défis sécuritaires et sanitaires qui se dressent sur la voie de l’émergence et du mieux-être social de tout Camerounais. 


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