Lotissements des terres : les propriétaires se mettent à jour

L’opération engagée par la Communauté urbaine de Yaoundé vise à organiser les différentes parcelles, dans le respect des règles d’urbanisme.

Avoir un titre foncier, c’est bien. Mais ce n’est pas tout. Armelle Tsobgni l’a appris à ses dépens hier à la mairie de la ville de Yaoundé. C’est qu’une opération de validation des lotissements arrivait à son terme hier pour les propriétaires de plus de 3000 m2 dans le département du Mfoundi. La dame est propriétaire d’un lot de 500 m2 au quartier Awae Escalier et craint pour sa situation. « J’ai lu des banderoles dans la ville et suivi le message diffusé à la radio. Je sais que nul n’est censé ignorer la loi et je ne veux pas me faire expulser de mon terrain pour n’avoir pas respecté une procédure », dit-elle. Mardi, à la date limite, elle s’est ainsi rendue dans les services de l’urbanisme de la mairie de la ville pour en savoir plus. Effectivement, elle a acquis un lot de 500 m2 sur un espace plus large de 10 000 m2. Or, après vérification, la dame constate que les lotissements effectués n’ont pas été validés par l’autorité comme prévu. « Les pièces à fournir sont évaluées à près de 1,5 million de F. Je compte en parler aux autres propriétaires présents sur ce terrain pour être en règle », dit-elle.


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Au service de l’urbanisme de la mairie de la ville, les cas de figure se sont multipliés hier. C’est que l’opération semble nouvelle pour beaucoup. « Il s’agit d’une campagne engagée le 14 octobre 2020 par le maire de la ville de Yaoundé. Elle vise à alléger les processus de lotissements privés sur des terrains de plus 3000 m2 dans le Mfoundi », indique Yannick Atangana, cadre au service de l’urbanisme de la mairie. Il reçoit également tous les usagers. « Nous avons plusieurs cas de figure, surtout que beaucoup ignorent ce que prévoit la loi de 2004 sur l’urbanisme », indique-t-il. Roger Mbida fait partie de ceux qui veulent en savoir plus. Autochtone de Yaoundé, ses frères et lui sont propriétaires coutumiers de 20 hectares à Mballa IV, au lieu-dit Rue Manguiers. « Nous n’avons pas encore de titre foncier. La procédure d’immatriculation est en cours, même s’il y a déjà des installations sur le site », signale-t-il. Le septuagénaire détient l’arrêté préfectoral signé en mars 1999 pour autoriser la descente sur les lieux, ainsi que le rapport de l’équipe départementale du cadastre daté de 2002. A lui, il sera recommandé d’aller au bout de la procédure d’immatriculation pour obtenir un titre foncier, avant de s’assurer que les lotissements soient validés par le maire de la ville.


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Chez Alain Roger Ewondo, ce sera une autre affaire. Le natif de Mendong est installé sur un terrain de 5000 m2 avec sa famille depuis plusieurs générations. « Il n’y a que les membres de la famille sur cette terre. Nous n’avons pas vraiment fait des lotissements, puisque chacun est chez lui sans souci. Il ne reste qu’un espace vide », dit-il. A lui, il est demandé d’adresser une requête au maire de la ville pour une descente afin d’évaluer s’il y a lieu d’effectuer des lotissements. Certains devront donc se mettre à jour pour déposer le dossier à examiner par une commission interne de validation desdits lotissements. Au risque de voir tous les actes posés sur ces terres, annulés.


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