Centrafrique : des rebelles repoussés aux portes de Bangui

Les forces onusiennes et les troupes centrafricaines ont réussi à empêcher hier l’entrée d’une coalition armée dans la capitale.

Le calme est revenu hier après-midi à Bangui après une matinée particulièrement tendue. Des Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), appuyés par les Forces armées centrafricaines (FACA), ont repoussé une double attaque menée par des hommes armés. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC), un regroupement de mouvements armés opposés à la réélection de Faustin Archange Touadéra, a attaqué des brigades de l’armée régulière, toutes situées près de la capitale centrafricaine. « Grâce à la bravoure de nos forces et aux appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement », a assuré Henri Wanzet Linguissara, ministre centrafricain de l'Intérieur.


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De son côté, la MINUSCA qui a condamné cette double attaque, accuse l’ancien président, François Bozizé d’en être l’instigateur. « La MINUSCA condamne fermement les attaques des groupes armés coalisés anti-Balaka, UPC, 3R et MPC et leurs alliés politiques, notamment l’ancien président François Bozizé. La Mission les rend responsables des conséquences de ces violences sur les populations civiles et souligne que les attaques contre les Casques bleus peuvent être considérées comme des crimes de guerre et poursuivies en justice », souligne Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission onusienne en République centrafricaine. Sur le bilan de cette double attaque, le diplomate onusien souligne dans un communiqué que « des éléments des groupes armés ont subi des pertes en vies humaines. Certains d’entre eux ont été arrêtés et des armes ont été saisies. La MINUSCA déplore la perte d’un casque bleu, tandis qu’un autre a été blessé ». 


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Cette double tentative de prise de Bangui intervenait quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur la Centrafrique avec à l’ordre du jour la présence de forces étrangères et de mercenaires dans ce pays et l'embargo sur les armes, en vigueur depuis 2013.


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