Etats-Unis : Trump menacé de destitution

La Chambre des représentants a approuvé avant-hier la mise en accusation du président sortant pour « incitation à l’insurrection ».

Alors qu’il doit passer le témoin le 20 janvier prochain à Joe Biden, vainqueur de la présidentielle du 3 novembre 2020, Donald Trump est sous le coup d’une nouvelle procédure de destitution. Avec 232 voix contre 197, la Chambre des représentants a voté avant-hier sa mise en accusation au motif d’« incitation à l’insurrection ». Il lui est attribué la responsabilité des actes de vandalisme perpétrés le 6 janvier au Capitole par des émeutiers avec un bilan de cinq morts. Un procès en destitution doit désormais s’ouvrir au Sénat contre le président sortant.  Et si la majorité aux deux tiers des sénateurs juge que M. Trump est coupable, il est destitué et remplacé immédiatement par son vice-président, Mike Pence. Dans le camp des Républicains, certains élus ont d’ores et déjà invité le président à démissionner pour éviter l’humiliation liée à l’invocation du 25e amendement de la Constitution des Etats-Unis relatif à la révocation d’un président jugé inapte à exercer ses fonctions.


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Cette deuxième procédure est une première pour un chef d’Etat en fonction dans l’histoire des Etats-Unis. En décembre 2019, Donald Trump avait déjà fait l’objet d’une procédure de destitution. Initiée par les démocrates, celle-ci portait sur les pressions exercées sur l’Ukraine pour qu’elle ouvre une enquête sur Hunter Biden, le fils de Joe Biden, et sur ce dernier qui était alors considéré comme son probable grand rival pour la dernière présidentielle. Le président des Etats-Unis avait été acquitté en février 2020 par le Sénat grâce aux soutiens républicains alors majoritaires. Avant Donald Trump, trois présidents des Etats-Unis avaient déjà fait l’objet d’une procédure d’impeachment depuis l’entrée en vigueur de la Constitution américaine en 1789. Pour avoir violé une procédure de nomination à de hautes fonctions en 1868, Andrew Johnson avait été mis en accusation. En 1998, Bill Clinton avait subi le même sort pour « parjure » et « obstruction à la justice » dans l’affaire Monica Lewinsky. Les deux dirigeants ont été acquittés, par la suite par le Sénat. Empêtré dans le scandale du Watergate en 1974, Richard Nixon n’avait pas laissé la procédure aboutir et avait préféré démissionner.


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