Activités forestières et lutte contre le braconnage : la protection des autochtones garantie

En visite de travail à Yokadouma, dans la région de l'Est cette semaine, le ministre Jules Doret Ndongo a réitéré l’engagement du gouvernement dans ce sens.


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En visite de travail à Yokadouma, département de la Boumba-et-Ngoko, région de l'Est cette semaine, le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo, réaffirme la détermination du Cameroun à prendre en compte les droits de l'Homme et notamment ceux des peuples autochtones dans la lutte contre le braconnage et les activités forestières. Durant son séjour, le Minfof a présidé mercredi dans la salle des actes de la mairie,  une séance de travail essentiellement consacrée à la présentation du rapport du panel d’experts indépendants, sur des allégations de violation des droits de l'Homme dans les aires protégées de ce département riche en ressources fauniques et forestières. Un rapport qui a été mené entre 2015 et 2018 par des experts indépendants commis par le Fonds mondial pour la nature (WWF) dans la zone indiquée. 


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Sur la période susmentionnée, des meurtres, viols, tortures, passages à tabac auraient été commis sur des peuples autochtones par des éco-gardes et autres agents des forces de maintien de l'ordre lors des opérations anti-braconnage. Le WWF est accusé quant à lui, de ne pas agir suffisamment et de continuer à apporter son appui financier et technique malgré ces accusations.


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Dans la présentation du rapport, la directrice nationale de WWF Cameroun, Clotilde Ngomba, souligne que des mesures ont été prises par son institution pour traiter les questions relatives aux droits de l'Homme. Pour le Minfof, les critiques fondées et pertinentes sont les bienvenues parce qu'elles contribuent à l'amélioration du fonctionnement de nos administrations. A ce propos, pour Jules Doret Ndongo, le personnel du Minfof doit garder à l'esprit que la protection des droits de l'Homme n'est pas optionnelle. Bien au contraire, c'est « un devoir, un impératif catégorique. Les questions de droits de l'Homme sont fondamentales. Toute action d'intimidation ou de violence envers une personne, objet de dénonciation, ne peut être tolérée et sera sanctionnée de manière exemplaire... Le gouvernement tient à ce que les droits des peuples autochtones et riveraines soient scrupuleusement respectés», a indiqué le ministre. Avec les représentants des communautés riveraines, les Ong, Jules Doret Ndongo souhaite une collaboration saine. L'une des recommandations formulées à la suite des débats porte sur l'intégration des modules de formation relatifs aux droits humains dans les curricula de formation des écoles de formation (École de faune, écoles des eaux et forêts, etc.).


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