10e anniversaire de la révolution tunisienne : plus de 600 arrestations

Des mouvements d’humeur contre la pauvreté et la corruption ont dégénéré depuis vendredi dernier.

Au lendemain du 10e anniversaire de la révolution tunisienne, des tensions ont éclaté dans de nombreuses villes du pays poussant la population à sortir pour protester contre la vie chère, la pauvreté et la corruption. Entre le 15 janvier et hier, le bilan dressé par le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Hayouni, fait état de 632 arrestations. Ce sont pour la plupart, des jeunes dont la tranche d’âge se situe entre 15 et 25 ans, d’après cette source. Ils sont soupçonnés d’avoir « brûlé des pneus et des poubelles afin d’entraver les mouvements des forces de sécurité ». Les heurts ont éclaté dans des zones marginalisées, frappées de plein fouet par la crise économique. Le dernier en date remonte à la nuit de lundi dernier.


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La commémoration de la chute du président Ben Ali, le 14 janvier 2011 est généralement accompagnée de troubles. C’était le cas en 2019 et même l’année d’avant. Cette année, pour les contrecarrer, un confinement général lié à la lutte contre le Covid-19 a été décidé, assorti de couvre-feu dès 16h. Cela n'a pas empêché les échauffourées qui interviennent dans un contexte d'instabilité politique et de dégradation de la situation sociale en Tunisie. 


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La police, déployée en nombre dans des dizaines de localités, dont le vaste quartier populaire d’Ettadhamen en périphérie de Tunis, a été prise pour cible par des protestataires. Des pillages ont suivi et les régions de Bizerte, Sousse, Kasserine et Siliana sont les plus touchées. D’après Khaled Hayouni, ces émeutes n’ont « rien à voir avec les mouvements de revendication garantis par la loi et la Constitution », estimant que « les revendications se déroulent normalement le jour et sans actes criminels ».


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D’autres appels à manifester dans les prochains jours contre la cherté de la vie et la pauvreté ont été lancés sur les réseaux sociaux. Le principal syndicat, l'UGTT, a appelé les jeunes à cesser les protestations nocturnes, tout en rappelant que la Constitution garantit le droit de manifester.


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