Diplomatie : un leadership à reconquérir

Joe Biden devra œuvrer pour que les Etats-Unis retrouvent l’aura qu’ils n’auraient jamais dû perdre.

Avant son entrée officielle ce mercredi à la Maison blanche, Joe Biden a d’ores et déjà envoyé un signal fort annonçant sa réelle volonté de normaliser les relations entre son pays et le reste du monde. Dans cette logique de démarcation avec la politique unilatéraliste de son prédécesseur, Donald Trump, le nouveau président s’est clairement engagé à retourner dans le concert des nations. Dans cette quête du leadership américain mis en berne au cours des quatre dernières années, le démocrate entend rétablir les contributions des Etats-Unis à l’Organisation des Nations unies (ONU), renouer rapidement le contact avec l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et réintégrer l’Accord de Paris dont Washington est partenaire. Le Conseil des droits de l’Homme, une instance censée promouvoir et protéger les Droits de l’Homme dans le monde, l’Accord de Vienne sur le nucléaire iranien, le Pacte mondial sur les migrations, le Traité transpacifique ou le Traité de désarmement sur les Forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), rejetés par Donald Trump, constituent également des tribunes où Joe Biden devra faire résonner de nouveau la voix des Etats-Unis. 


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L’Afrique qui caresse déjà l’espoir de renouer le contact avec l’Amérique, attend également beaucoup de la nouvelle administration. L’avalanche de messages de félicitations de ses dirigeants envoyés à Joe Biden au lendemain de son élection est assez révélatrice de ces multiples attentes. Le nouveau patron de la Maison blanche qui a toujours affiché sa volonté d’approfondir sa relation avec ce continent du temps où il était président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat et vice-président des Etats-Unis sous Barack Obama, a promis de se rapprocher davantage du berceau de l’humanité. D’où le soutien à lui apporté durant la campagne par la communauté afro-américaine et la diaspora africaine. La désignation d’Antony Blinken, parfait connaisseur de l’Afrique, comme secrétaire d'État et de Linda Thomas-Greenfield, une Afro-Américaine ancien ambassadeur au Liberia et ancienne secrétaire d’État adjointe pour l’Afrique comme ambassadeur à l'ONU, témoigne bien de la volonté de renouvellement de cette coopération avec l’Afrique. 


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