CHAN 2020 : débats serrés

A l’occasion de la première journée du CHAN clôturée hier, aucune sélection ne s’est montrée au-dessus des autres.


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Nivellement par le bas ou rééquilibrage des forces ? C’est la grande question qui se pose à l’issue des rencontres de la première journée du CHAN 2020. Cette compétition qui se déroule dans un environnement sanitaire particulier ayant entraîné l’arrêt des compétitions sportives dans de nombreux pays, a soulevé d’autres interrogations, notamment celles relatives au niveau de forme des footballeurs africains sevrés de football pendant de longs mois. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le saut dans l’inconnu amorcé avec la tenue du CHAN n’a pas totalement dissipé tous les doutes. Quoiqu’il en soit, le CHAN a bel et bien débuté. Et jusqu’ici, faute d’atteindre le niveau des joutes de la Champions League européenne, ou de la coupe d’Afrique des nations avec son lot de super stars africaines, les footballeurs du continent évoluant dans leur pays, présentent néanmoins un visage honorable.


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Et le public ne s’est pas ennuyé lors des huit rencontres de la première journée. L’enthousiasme affiché par les joueurs des 16 sélections présentes au Cameroun a même quelque chose de rassurant sur les conséquences finalement limitée, de la longue période d’hibernation forcée des footballeurs africains. Toujours est-il que le premier constat qui saute à l’œil à l’issue de la première journée, c’est que toutes les équipes se valent. Les victoires étriquées de certains pays et les nombreux matches nuls enregistrés l’attestent. Davantage, même sur le plan du jeu, il n’y a pas un fossé entre les différentes sélections.  Dans leur expression collective et au niveau de l’impact physique, toutes les sélections offrent quelques gages de cohérence.


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Certes, grâce à sa victoire (1-0) sur la République du Congo, la République démocratique du Congo, double vainqueur du CHAN en 2009 et 2016, a affirmé ses ambitions de sacre. Dans le même ordre d’idées, les victoires (1-0) au forceps de deux favoris annoncés, le Cameroun face au Zimbabwe et le Maroc face au Togo, démontrent qu’aucun pays n’est venu dans cette compétition en victime expiatoire. Toujours est-il qu’il est trop tôt pour avoir des certitudes. Il n’y a qu’une vérité qui s’impose : c’est sur le terrain que les sélections forgent leur destin. Mais pour l’instant c’est encore flou pour toutes…


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