Chantiers routiers : attention aux réseaux d’eau et d’électricité !

Le sujet était en débat au cours des travaux de la 24e session du Conseil national de la Route présidés hier à Yaoundé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.

L’image est récurrente dans nos centres urbains. Celle des canalisations d’eau ou des câbles électriques ou de téléphone qui sont détruits du fait des travaux de construction des routes. Ces actes, involontaires ont régulièrement amené les concessionnaires des réseaux d’eau, d’électricité ou de téléphone à saisir régulièrement le gouvernement de plaintes, en raison notamment de l’important manque à gagner qu’ils enregistrent, selon le Premier ministre chef du gouvernement. Joseph Dion Ngute s’exprimait hier à l’ouverture des travaux de la 24e session du Conseil national de la Route (Conaroute), qu’il présidait par visioconférence, à partir de la salle des Conseils de l’Immeuble étoile. Bien plus, et de l’avis du Premier ministre, chef du gouvernement, « l’exécution de nombreux projets routiers est souvent retardée en raison des contraintes opérationnelles liées notamment au déplacement des réseaux d’eau, d’électricité, de gaz ou de télécommunications avec pour conséquence le renchérissement du coût de ces projets ». Une situation qui pose ici la question de la maturation des projets. Au programme des travaux de la 23e session du Conaroute, le sujet a été remis sur la table hier, bien que les travaux se tenaient sur le thème « L’exploitation des réseaux des concessionnaires face aux impacts des projets routiers ». On comprend dès lors que les responsables des entreprises touchées par ce problème (eau, téléphone, électricité) aient été associés aux travaux d’hier pour présenter des communications.


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En clôturant les travaux, Joseph Dion Ngute a recommandé aux maîtres d’ouvrages en charge des projets routiers de budgétiser de manière systématique les prestations liées au déplacement des réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et de téléphone, en liaison avec les entreprises concernées. De façon plus globale, il revient au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire d’assurer la coordination de la mise à jour des plans desdits réseaux, avec le concours des administrations et des concessionnaires concernés.


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Sur un tout autre plan, le secrétaire permanent du Conseil national de la route, Antoine Lucien Essomba Etoundi a, dans son exposé de circonstance, relevé les avancées enregistrées dans le cadre du développement des infrastructures routières au Cameroun. Figurent dans ce cadre la mise en service provisoire de la section rurale de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen dans le cadre de la tenue du CHAN 2021 ; la réception provisoire de la section routière Nkolessong-Nding, et du tronçon routier Batchenga-Ntui avec le pont sur la Sanaga à Nachtigal. Toutefois, il est à déplorer les nombreux accidents survenus à la fin de l’année dernière, dont celui qui a fait une quarantaine de morts dans la nuit du 27 décembre 2020 à Nomale dans l’arrondissement de Ndikinimeki, ceci dans un environnement où, de l’avis du secrétaire permanent du Conaroute, des efforts sont visibles en matière de prévention des accidents.


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