Maison blanche : Biden pose son empreinte

Aussitôt investi, le 46e président des Etats-Unis a signé 17 décrets marquant la rupture avec son prédécesseur, Donald Trump.

Pas d’état de grâce pour Joe Biden. A peine installé au bureau ovale quelques heures seulement après son investiture mercredi au Capitole, le 46e président des Etats-Unis a pris 17 mesures fortes. Ces premiers actes portent sur l’urgence sanitaire et économique ainsi que sur le retour du pays dans le concert des nations. Au plan interne, il lance le défi « Tous masqués » les 100 premiers jours. Pourtant dénoncé par Donald Trump, le masque devra être porté par les employés fédéraux et les salariés des entreprises travaillant pour l’État. Il réorganise l’administration chargée de lutter contre le Covid-19, désormais dirigée par un coordinateur de la stratégie de lutte contre la pandémie. Chargé du suivi de la pandémie au sein de l’équipe de transition présidentielle, Jeff Zients est pressenti pour être responsabilisé à cette fonction. Dans la foulée, Joe Biden lance également un vaste plan économique visant à injecter 1900 milliards de dollars destinés à soutenir les couches modestes et les ménages affectés par le Covid-19. Il prévoit des fonds de soutien aux PME, ainsi qu’aux programmes d’approvisionnement en tests et vaccins contre la pandémie.


Read also : Congo : une deuxième raffinerie en chantier

Certaines des 17 mesures visent également une normalisation des relations avec le reste du monde. Notamment le retour de son pays dans l'Accord de Paris sur le climat rejeté par son prédécesseur, Donald Trump. Un retour salué par Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui a invité M. Biden à fixer de nouveaux objectifs climatiques « ambitieux » pour les Etats-Unis. « Welcome back ! C’est tous ensembles que nous pourrons réussir à relever les défis de notre temps. C’est tous ensembles que nous pourrons changer la donne climatique en agissant pour notre planète », a réagi le président français, Emmanuel Macron. Le nouveau locataire de la Maison blanche a également décidé de la réintégration de son pays au sein de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Evoquant une « redirection de ses fonds », l’administration précédente s’en était retirée. Il entend pour cela nommer Anthony Fauci, ancien conseiller de la Maison blanche, comme chef de la délégation américaine à l'OMS. Il envisage de saisir le Congrès sur un projet de loi portant sur l'immigration afin de donner la possibilité à 700 000 jeunes de se naturaliser. La construction du mur à la frontière avec Mexique devra également être suspendue. 


Read also : Covid-19 Vaccine : G7 Members Pledges Extra Funding

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category