Union économique de l’Afrique centrale : plaidoyer pour le versement de la taxe d’intégration

Réunis samedi dernier pour la 36e session du Comité inter-Etats, les experts ont recommandé le paiement de la contribution de chaque pays.

En prélude à la tenue de la 36e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) du 27 janvier prochain, le Comité inter-Etats de l’UEAC se tient en visioconférence depuis samedi sous la présidence de Charles Assamba Ongodo, président du Comité inter-Etats, par ailleurs directeur général de la coopération et de l’intégration régionale au ministère en charge de l’Economie. Il a indiqué qu’il s’agissait d’une session essentiellement budgétaire. « Il est question d’adopter le projet de budget de la Communauté dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19 et de récession économique », dira-t-il. Raison pour laquelle la taxe communautaire d’intégration peine à être versée par les Etats-membres. Charles Assamba Ongodo a donc lancé un plaidoyer aux pays pour le versement de cette contribution, principale source alimentant le budget de la Communauté. Il est aussi question de la réduction du stock des impayés de cette taxe.  Bien que la communauté ait bénéficié de plus de 2492 milliards de F de financement pour les projets intégrateurs, les ressources humaines, matérielles, financières et techniques sont necessaires. 


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Pour le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo, cette taxe a subi un gros contrecoup par rapport à la crise sanitaire, avec un encours de la dette à hauteur de 80 milliards de F en fin 2020. D’après lui, compte tenu des objectifs à atteindre, notamment la finalisation du projet visant à rendre la région plus performante et l’amélioration des conditions de vie des populations, il est impératif d’injecter davantage de ressources. 


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Pour ce qui est du projet de budget 2021 de l’institution, il est évalué à près de 89,5 milliards de F. En légère hausse de 1,13% par rapport à l’année budgétaire 2020. Il a été décidé une réduction des charges de fonctionnement ainsi que certaines activités pour se concentrer uniquement sur celles qui sont les plus importantes.  Les experts ont également échangé sur divers textes portant sur la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans le Bassin du Congo, sur le dispositif de sanction des infractions aux règles de surveillance multilatérale ou encore sur l’indice harmonisé des prix à la consommation.  


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