Engins de génie civil : du « Assembled in Cameroon » sur le marché

L’usine dans laquelle seront montés ces véhicules a été inaugurée samedi dernier à Kribi par le ministre des Travaux publics, représentant personnel du chef de l’Etat.


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Elle est désormais officiellement ouverte, l’Usine d’assemblage des engins de génie civil de Kribi (UAK). Ceci, après la cérémonie protocolaire présidée le 23 janvier 2021 par Emmanuel Nganou Djoumessi, en sa qualité de représentant du président de la République. De cette usine, sortent pour le marché camerounais et celui de la sous-région Afrique centrale, des compacteurs, des niveleuses, des chargeuses et des groupes électrogènes. Des véhicules et équipements exploitables dans les secteurs des bâtiments et travaux publics (entretien des routes), de l’agriculture (ouverture des pistes agricoles), des mines et carrières, de manière globale. 


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Pour le représentant du chef de l’Etat, la décision d’implanter cette usine de montage des équipements de génie civil au Cameroun est pertinente. « Le marché existe ; il vous est garanti avec les communes, les régions et bon nombre d’opérateurs institutionnels ou privés, dès lors que vous concourez à la baisse des facteurs de production économique », a souligné Emmanuel Nganou Djoumessi s’adressent à l’entreprise. D’ailleurs, au moment où cette inauguration se tenait dans la zone portuaire de Kribi, trois communes que sont Betaré-Oya (région de l’Est), Dschang (Ouest) et Bamenda (Nord-Ouest) avaient déjà acquis des engins sortis de Kribi pour des travaux d’aménagement. Selon nos sources, les collectivités territoriales décentralisées sont les principales cibles de cette usine construite par Tractafric Equipement, concessionnaire de la marque Caterpillar au Cameroun, à hauteur de 10 milliards de F, avec une capacité de production de 250 engins à l’année. Une aubaine donc pour le Cameroun dans un contexte marqué par le parachèvement de la décentralisation. Surtout dans la mesure où ces engins, montés à partir de compartiments venus de Chine, sont proposés en modèle « Low-cost » de la marque Caterpillar. « Ils coûteront en moyenne 40% moins cher que les engins importés. Avec les mêmes performances de rendement, en fonction de l’utilisation qui en sera faite », a précisé Guy Wafo, responsable commercial du producteur. Outre le montage des engins de BTP et des groupes électrogènes, l’usine de Kribi sera aux côtés de ses clients pour l’entretien des machines et la formation des opérateurs. Les coûts y relatifs sont inclus dans le prix d’achat d’un engin, en cas de besoin. L’UAK dispose également d’un stock de pièces détachées et d’un atelier de maintenance. 


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Emmanuel Nganou Djoumessi n’a pas manqué de saluer le partenariat public-privé une fois de plus symbolisé à travers cette usine, tout en invitant d’autres investisseurs à se lancer dans des initiatives pouvant promouvoir l’import-substitution, notamment en produisant des stabilisants pour les routes en terre ou du bitume.


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