RCA : un ex-chef de guerre à la CPI

Mahamat Saïd Abdel Kani a été remis dimanche dernier par les autorités centrafricaines.

Dimanche dernier, la République centrafricaine (RCA) a remis Mahamat Said Abdel Kani, ancien chef d’un groupe armé, à la Cour pénale internationale (CPI), à la suite d'un mandat d'arrêt de cette institution, délivré le 7 janvier 2019. Le mis en cause est accusé de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, persécution, tortures, disparitions forcées, etc. à Bangui en 2013. Il a été arrêté mercredi dernier, à Bria, sa ville natale, dans l’Est de la Centrafrique.


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Détenu quelques jours au camp de Roux à Bangui, Mahamat Saïd Abdel Kani est le premier ex-Seleka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l'ancien président François Bozizé)  à être remis à la CPI. Il va rejoindre en prison à La Haye, deux autres acteurs de la crise centrafricaine de 2013, qui sévissaient dans le camp opposé : les deux anciens chefs anti-Balaka (milices chrétiens favorables à Bozizé), Edgard Ngaïssona et Alfred Yakatom, dont le procès doit s’ouvrir devant la CPI le 9 février prochain. 


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Un communiqué de la CPI renseigne que « lors de la délivrance du mandat d'arrêt, le juge unique de la Chambre préliminaire II, Rosario Salvatore Aitala, a estimé qu'il existait des « motifs raisonnables de croire que, de mars 2013 au moins jusqu'à janvier 2014, une attaque généralisée et systématique a été menée par des membres de la Seleka contre la population civile et les personnes perçues comme étant collectivement responsables ou complices ou apportant leur soutien aux actes de l'ancien gouvernement de François Bozizé ».


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Agé de 50 ans, Mahamat Saïd Abdel Kani était proche de Michel Djotodia, alors chef de la Seleka en 2013, lors du conflit sanglant qui l'a opposée à des milices anti-Balaka, après le renversement de l’ancien président François Bozizé. En fin 2014, il sera un membre influent du FPRC de Noureddine Adam, l’un des mouvements nés de l’éclatement de l’ex-rébellion. Ces derniers temps, selon l’un des porte-paroles du FPRC, « Mahamat Saïd Abdel Kani n’occupait plus de fonction militaire » et s’était « reconverti dans la politique ». Il était candidat aux législatives de décembre dernier.


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