Cités SIC : 452 insolvables doivent libérer

Dans un communiqué publié jeudi 21 janvier dans CT, le directeur général de la Société immobilière du Cameroun invite les locataires à quitter leurs logements pour loyers non payés.

452 locataires sont invités à libérer les logements de la Société immobilière du Cameroun (SIC). C’est la substance d’un communiqué signé du directeur général, Ahmadou Sardaouna, et publié jeudi dernier dans Cameroon Tribune. Il s’agit d’une liste de « gros débiteurs » qui doivent de l’argent à cette entreprise. Ce communiqué indique que le contrat de bail qui les lie à la Sic est « déjà résilié de plein droit conformément à l’article 5 du Contrat de bail ». A cet effet, ajoute le directeur général, ils sont tous priés de « libérer tant de corps que des biens et de tous les occupants de leur chef, dans un délai d’un mois à compter de la signature du présent communiqué, lesdits logements qu’ils occupent désormais sans titre. »


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Ces locataires sont répartis dans différents logements sociaux à travers les délégations de Douala et Yaoundé qui couvrent également Bertoua, Buea, Limbe, Garoua. A Douala, il s’agit des cités de Bonamoussadi (111), Kotto (80), Makepe (67), Palmiers (51), Limbe (9) et Buea (2). La délégation de Yaoundé recense les cités d’Angale (7), de Bertoua (4), Biyem-Assi (7), Cité verte (35), Garoua (32), Grand Messa (27), Mendong (10), Nlongkak (3) et du siège (7). Après calcul, le montant dû à la SIC est évalué à 431 375 584 F. La dette la plus élevée à hauteur de 66 840 455 F concerne un locataire basé au siège à Yaoundé. Tandis que le solde le moins élevé se trouve dans un logement de la cité des Palmiers à Douala et est évalué à 70 165 F. Parmi les insolvables, l’on recense à la fois des particuliers et des entreprises et structures telles que Vietel et l’Issea (Institut sous- régional de Statistique et d’Economie appliquée).


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Dans son communiqué, le DG de la SIC offre néanmoins une ouverture à ces locataires insolvables. « Tous ceux qui souhaiteraient reconduire le contrat de bail de manière tacite sont priés de venir solder leur dette locative », indique-t-il. A défaut de cela, ces personnes vont se rendre coupables de filouterie de loyer, infraction réprimée et punie par les articles 74 et 322 alinéa 1 du Code pénal camerounais. Il est donc possible pour ces locataires insolvables de régler leur dette s’ils veulent rester locataires de ces logements de la SIC. 


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