Cacao : la qualité se cultive

La visite effectuée mercredi par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural à Nguinda I a permis de saluer les efforts faits pour un produit d’excellence.

Gabriel Mbairobe est reparti mercredi satisfait de Nguinda I, localité de l’arrondissement de Lembe-Yezoum dans la Haute-Sanaga. Il a vu des jeunes dynamiques et engagés dans la culture du cacao. Le ministre de l’Agriculture y est allé visiter le Centre d’excellence de traitement post-récolte de cacao abritant trois unités dédiées à la fermentation, au séchage et au stockage de cette spéculation. Au cours de cette descente, le membre du gouvernement a échangé avec les 72 jeunes formés aux techniques de récolte et de traitement post-récolte, à la gestion administrative et financière dans le cadre de New Genretation, un programme phare du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC). L’hôte de Lembe-Yezoum qui n’est pas allé les mains vides, a remis à l’occasion aux jeunes pensionnaires de ce centre, des cartes professionnelles, 72 sacs d’engrais de 50 kg, 72 combinaisons, 72 pulvérisateurs et 72 bottes pour une meilleure insertion.
Le Minader en a également profité pour expliquer à l’assistance la place qu’occupe la filière cacao dans la Stratégie nationale de développement (SND 30). L’objectif du gouvernement étant de « porter la production nationale à 640 000 tonnes de fèves de cacao marchand de qualité en 2025 et 1 200 000 tonnes en 2030. A cette production, sont attachés des niveaux de transformation et de consommation locales respectifs de 50 % et 20% », a-t-il souligné. Avec plus de 2 millions d’emplois et 15% du produit intérieur brut, cette filière génère environ 300 milliards de F de chiffre d’affaires et des recettes fiscales directes et indirectes estimées à 25,1 milliards de F par an. Mais, cette volonté des pouvoirs publics se heurte à certaines contraintes. Notamment le vieillissement des champs semenciers et leur dégénérescence, avec comme conséquences l’incapacité de fournir suffisamment de semences de base de qualité ; le vieillissement simultané des plantations et des producteurs ; de mauvaises pratiques post-récolte et des équipements inappropriés ainsi que la faible structuration des producteurs.
Cependant, avec l’appui du CICC, le Cameroun est en passe d’inverser cette situation à travers le Programme New Generation et la création progressive des centres d’excellence qui favorisent le renouvellement de la force de production par l’incitation et l’enrôlement des jeunes dans la filière cacao. Avec l’implantation des centres d’excellence de Zoétélé, d’Akomnyada, de Si-Manyaï et Bessombé, environ 2 000 jeunes ont été transformés en entrepreneurs agricoles dans la cacaoculture. A leur actif, plus de 6 000 ha de nouvelles plantations.

 

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