Libye : l’exécutif de transition attendu

Le forum de cinq jours, ouvert hier à Genève en Suisse, vise à désigner les quatre personnalités devant conduire le pays aux élections générales prévues le 24 décembre prochain.

Le Forum du dialogue politique libyen s’est ouvert hier à Genève en Suisse. Cette rencontre qui se tiendra jusqu’au 5 février prochain sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) a pour objectif de désigner les quatre personnalités devant constituer le futur pouvoir exécutif chargé de conduire la Libye aux élections générales prévues le 24 décembre 2021.  Après trois mois de négociations, il est question pour les 75 délégués présents à ce rendez-vous de choisir un Premier ministre et des membres du Conseil présidentiel parmi les 45 candidats présélectionnés. Ce forum qui se veut inclusif rassemble toutes les tendances politiques et toutes les régions de ce pays en proie à une crise militaro-politique depuis plusieurs années. Tribus du sud, de l'ouest, de l'est, révolutionnaires ultra, islamistes et kadhafistes y prennent part.
Mais, la répartition des sièges s’annonce serrée. Au niveau du poste de Premier ministre par exemple, 21 personnalités issues de la Tripolitaine à l’ouest de la Libye sont en lice. Le chef de l’exécutif devrait être originaire de cette partie du pays et plus précisément de Misrata, cité balnéaire et la plus puissante au double plan économique et militaire. Tandis que les trois membres du Conseil présidentiel devraient être originaires des trois régions du pays. L’on retrouve parmi les 24 prétendants au Conseil présidentiel, des grandes figures de la scène politique libyenne, à l’instar de l'actuel président du Parlement de Tobrouk et originaire de l’est, Aguilah Saleh, ou encore du Touareg Moussa al-Koni, natif du Sud libyen et ancien proche de Kadhafi. 
Depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi le 20 octobre 2011, la Libye, pays pétrolier, est partagée entre deux factions rivales qui bénéficient chacune des soutiens des milices locales et des puissances étrangères. D’un côté, un gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et dirigé par Fayez al-Sarraj. Reconnu par l’ONU, celui-ci bénéficie du soutien de la Turquie, de la Grande-Bretagne et de l’Italie. De l’autre, la faction du maréchal Khalifa Haftar basée à Benghazi à l’est de la Libye et soutenue par la Russie, l’Egypte, les Emirats Arabes unis et l’Arabie Saoudite. 
 

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