Législatives en RCA : à reprendre dans 13 circonscriptions

Décision de la Cour constitutionnelle prononcée lundi dernier. Le scrutin est aussi annulé dans 58 autres zones où, pour des raisons d’insécurité, le vote n’a pas eu lieu le 27 décembre dernier.

La Cour constitutionnelle en Centrafrique a annulé lundi les résultats du premier tour des législatives dans plusieurs circonscriptions électorales. Sur les 140 que compte le pays, 13 sont concernées par l’annulation : Bogambolo, Baoro, Dékoa, Sibut, Zangba, Carnot 1 et 2, Bambari, Kaga Bandoro, Bozoum Nanga, Boguila et deux arrondissements de Bangui. La Cour constitutionnelle a été saisie de 346 requêtes pour des raisons diverses : menaces et intimidations, dépouillements flous, urnes détruites. A ces circonscriptions, il faut ajouter 58 autres, où le scrutin n’a même pas eu lieu en raison de l’insécurité. 
Ces législatives ont eu lieu le 27 décembre dernier, en même temps que la présidentielle. Seule l’élection de 22 députés a été validée sur un effectif de 140. Parmi les 22 dont les mandats sont validés, cinq sont issus du parti au pouvoir, le Mouvement cœurs unis (MCU), trois appartiennent au PATRIE (parti africain pour la transformation radicale et intégrale des Etats) de Crépin Mboli Goumba, deux de l’URCA (Union pour le renouveau centrafricain) de Anicet Georges Dologuélé, ex-Premier ministre, un seul pour le KNK (Kwa na Kwa) de François Bozizé, ex-président de la République, un aussi pour le MLPC de Martin Ziguélé. 
118 sièges restent à pourvoir sur un total de 71 circonscriptions où les candidats reprendront la course. Quand ? That’s the question ! Deux hypothèses sont avancées : soit lors d’un second tour dont la date n’est pas encore fixée, soit au terme d’un nouveau scrutin à deux tours. On attend que l’Autorité nationale des élections se prononce sur le sujet. Sinon, la Cour constitutionnelle ordonne un nouveau scrutin dans les circonscriptions concernées. Sa présidente, Danielle Darlan, l’a clairement dit en s’appuyant sur « des irrégularités, des manipulations des urnes et des actes de violences qui ont entaché la sincérité du scrutin ». Elle a aussi précisé que la loi fondamentale prévoit que l’Assemblée nationale soit installée au plus tard le 2 mai 2021. 
On comprend bien que le temps presse. De source bien informée, l’ANE travaille à sur un nouveau calendrier pour tenir compte de cette nouvelle donne. Pour que la nouvelle Assemblée nationale soit investie le 2 mai, il faut qu’au minimum les 2/3 des députés aient été choisis à cette date.
 

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