Maladies tropicales négligées : à la recherche de nouveaux partenaires

Préoccupation ressortie à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale dédiée à ces affections le 30 janvier dernier à Yaoundé.

Les maladies tropicales négligées (lèpre, ulcère de Buruli, éléphantiasis, vers intestinaux, schistosomiase, maladie du sommeil, etc.) continuent de faire des victimes au Cameroun. Comme pour tirer la sonnette d’alarme sur ce mal, le Pr. Louis Richard Njock, secrétaire général du ministère de la Santé publique est monté au créneau mardi dernier à Yaoundé. C’était à l’occasion de la célébration de la deuxième édition de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées (Mtn). Avec pour thème : « Un nouveau jour dans la lutte contre les maladies tropicales négligées ». Occasion de sensibiliser le grand public et l’ensemble des partenaires, sur la nécessité urgente d’agir pour mettre fin à ces affections qui sévissent dans les zones tropicales et touchent particulièrement les couches vulnérables vivant dans des conditions précaires. Pour faire face à cette situation, le Cameroun avec l’appui de ses partenaires a mis en place depuis les années 90, des programmes structurés pour lutter contre la plupart de ces maladies, notamment le programme national de lutte contre l’onchocercose et la filariose lymphatique et celui de lutte contre le ver de guinée. 


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Grâce à ces programmes, la distribution gratuite et annuelle, mais aussi l’administration aux communautés bénévoles de médicaments dont le plus populaire est le Mectizan, ont permis de toucher plus de 10 millions de Camerounais. Aussi, plus de sept millions d’enfants de 5 à 14 ans ont été déparasités dans les établissements scolaires. Même si beaucoup a été fait pour essayer d’atténuer la charge morbide liée à ces maladies, d’après le Pr. Louis Richard Njock, il n’en demeure pas moins vrai que le contrôle de ces dernières, reste très dépendant des ressources financières extérieures jadis massives, mais en constante régression depuis bientôt dix ans. « Ceci, au moment où les besoins vont s’amplifier face aux défis de leur élimination envisagée pour 2030 comme stipulé dans l’Objectif de développement durable fixé par la communauté internationale », a indiqué le SG du Minsanté. D’après lui, il est plus nécessaire de préserver les résultats acquis au fil des années et de rechercher de nouveaux partenariats de lutte contre ces pathologies.


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