Mutilations génitales féminines : tolérance zéro

C’est le maître mot de la célébration de la Journée internationale dédiée à ce phénomène samedi dernier à Yaoundé.

La pratique existe. La dernière enquête de 2011 montre d’ailleurs une prévalence nationale des mutilations génitales féminines (Mgf) de 1,4% et de 20% dans les zones foyers que sont l’Extrême-Nord et le Sud-Ouest. Et pour la 14e édition de la Journée internationale tolérance zéro à ce phénomène, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoua est montée au créneau pour appeler les communautés à un changement de mentalités. Les mutilations sexuelles existent et nous devons nous mettre ensemble pour les éliminer, parce que c’est une pratique atroce qui n’a pas de justification et occasionne plutôt des conséquences néfastes sur la vie de la femme, notamment des accouchements difficiles, des fistules obstétricales qui sont une complication très déshumanisante pour la femme et qui l’exclut de la société », a martelé le Minproff. La rencontre de samedi dernier au Centre de promotion de la femme et de la famille de Tsinga à Yaoundé visait à redynamiser les comités locaux de lutte contre les mutilations génitales féminines, à renforcer les liens entre le gouvernement et les partenaires techniques financiers et la société civile. 


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L’objectif affiché étant de mettre fin à cette pratique néfaste à la santé physique, mentale et psychologique de la femme. Unis pour un même combat, les membres du Comité local de lutte contre les Mgf dans l’arrondissement de Yaoundé II ont reçu un appui symbolique du Minproff suivi d’échanges autour des actions de sensibilisation, de plaidoyer, d’encadrement psychosocial et du suivi des victimes. Ainsi que de l’accompagnement des exciseurs à l’abandon de la pratique des Mgf et à leur reconversion dans les activités valorisantes. Ces actions vont se poursuivre dans les autres régions.                                              


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Selon Marie Thérèse Abena Ondoua, le thème de cette édition, « Aucune excuse pour l’inaction même en contexte de Covid-19 : unissons-nous, finançons et agissons pour mettre fin aux mutilations génitales féminines », vient tirer la sonnette d’alarme. Et ce, afin que rien, ni même la pandémie du coronavirus, ne soit une excuse pour justifier l’absence, la lenteur ou la réduction des efforts humains, matériels et financiers dans la poursuite de la lutte pour l’élimination des Mgf. 


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