Recasement des commerçants : poches de résistance à Yassa

Les vendeurs installés au carrefour tiraillés entre le trottoir et l’espace commercial aménagé quelques mètres plus loin.

Le désengorgement du carrefour Yassa passe forcément par le recasement des commerçants et des motos-taxis. Une action que mène l’Association des ressortissants de Yassa pour le développement (Arydel) depuis quelques mois, en collaboration avec les pouvoirs publics. Notamment la Communauté urbaine de Douala et la mairie d’arrondissement de Douala III. Dans cette optique, Anne Koudisso, une revendeuse, a obtenu du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, un espace d’environ 2000 m2 sur lequel des commerçants se recasent progressivement, à des conditions financières jugées accessibles au plus grand nombre.


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Selon Anne Koudisso, l’acquisition d’un espace dans le hangar se fait contre le paiement de 22.500 F, soit 10 000 F représentant les droits d’accès ou « droits de terre », et 12.500 F de loyer mensuel. Si quelques commerçants sont déjà installés dans le hangar du nouveau marché, la majorité (plusieurs centaines de personnes), continue de vendre sur les trottoirs et la chaussée au carrefour Yassa. Devant le président de l’Arydel, certaines revendeuses ont parlé d’une somme de 50 000 F exigée par la promotrice du nouveau site. Montant qui expliquerait leur réticence à se recaser dans ce nouvel espace marchand.  Interrogée sur la question, Anne Koudisso explique qu’elle exigeait 50 000 F pour la construction du hangar mais que par la suite, elle a pris un crédit dans établissement de micro-finance. Par conséquent, cette somme n’est plus exigible. 


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« Ma sœur et moi étions parmi les premières personnes à venir vendre au carrefour Yassa. Nous payions 13.000 F par mois. Quand la mairie est arrivée, nous avons commencé à payer 1000 F de droits de place et 1500 F pour le gardien, le reste étant reversé à la promotrice de ce marché. Quand il a fallu que nous venions vendre sur le niveau site, certains d’entre nous n’avaient pas d’argent pour s’installer », témoigne Maurine Tekeoh, commerçante.


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Selon d’autres informations recueillies sur place, des personnes de mauvaise foi auraient incité les commerçantes à faire de fausses dénonciations contre la promotrice du nouvel espace. Objectif inavoué, maintenir les commerçants sur les trottoirs pour continuer à percevoir les « droits de terre » qui, selon nos sources s’élèvent à 12.000 F par mois. Pourtant, tous ces commerçants illégalement installés sur les trottoirs sont appelés à déguerpir. Pour l’heure, la situation reste confuse sur le terrain.


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