Fête de la jeunesse : le gouvernement à l’écoute

L’espace d’échanges organisé hier entre des jeunes et des ministres à l’esplanade du Musée national à Yaoundé a permis de discuter des programmes et opportunités disponibles.

Il aura fallu cinq heures. Pas moins. Pour que les jeunes posent leurs doléances sans tabou aux membres du gouvernement. Au lieu de frapper le macadam comme le veut la tradition, et contexte sanitaire oblige, les jeunes se sont plutôt rassemblés à l’esplanade du Musée national hier à Yaoundé, érigé en village de la jeunesse. Sous la conduite du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, une quinzaine de membres du gouvernement se sont mis à leur disposition. D’autres sont intervenus depuis les localités en région et la diaspora. Un événement organisé grâce au ministre de la Jeunesse et de l’Education civique, Mounouna Foutsou, à travers l’initiative YouthConnekt Cameroun.


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Pour planter le décor hier, l’assistance a écouté le message du chef d’Etat adressé aux jeunes la veille, en français et en anglais. En guise d’ouverture de la séance de questions réponses, la préoccupation d’un étudiant à Ngaoundéré sur les moyens de s’en sortir en cette période de Covid-19. Le Minjec va indiquer qu’un fonds de solidarité pour la riposte à cette pandémie est ouvert par le président de la République autant que des mesures sont prises par le gouvernement pour protéger les jeunes. En retour, les jeunes doivent être résilients pour savoir saisir les opportunités qui s’offrent, malgré ce contexte. S’agissant des bénéficiaires du Plan triennal spécial jeunes qui peinent à mobiliser des partenaires pour leurs projets, le Minjec assure que tous les acteurs sont pris en compte dans ce programme et que des partenaires y mettent également d’autres lignes de finances.


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Pour ceux de l’enseignement supérieur qui se cherchent, le ministre d’Etat, le Pr. Jacques Fame Ndongo, a relevé que l’université est tournée vers la professionnalisation des enseignements. Il a relevé qu’il existe déjà un Observatoire des métiers des diplômés de l’enseignement supérieur. Selon le Minesup, un budget est alloué pour faire fonctionner dans chaque région dès 2021, cinq entreprises créées par des jeunes diplômés du supérieur. Dans l’éducation de base, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa annonce le recrutement de 3000 enseignants vacataires après un concours prévu le 28 février 2021. Même s’il relève que la Fonction publique donne un nombre de places conformément aux moyens disponibles. Aux porteurs d’initiatives, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III, recommande de se faire enregistrer dans les centres de gestion agréés. Le Cameroun en compte actuellement vingt. Avantage, une exonération de 50% sur certaines taxes, ainsi que la connexion à d’autres projets de même nature.


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