Fecafoot – Ligue

L’image peu reluisante que renvoie depuis quelques mois le management du football camerounais a fini par convaincre, même les plus irréductibles amoureux du ballon rond qu’il est temps pour ceux en charge de la gestion du sport roi de mettre un terme à des pratiques qui n’honorent pas cette Nation, reconnue pourtant comme une référence dans le football en Afrique et dans le monde. Entre la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et la Ligue de football professionnel du Cameroun (LFPC), difficile de dire qui fait quoi dans le football camerounais. La parfaite organisation du 6e Championnat d’Afrique des nations de football (CHAN) qui a pris fin avec le sacre du Maroc le 7 février 2021 n’était finalement que l’arbre qui cachait la forêt. L’on a du reste constaté que c’est à la veille de l’ouverture de cette compétition que le Tribunal arbitral du sport (TAS) y a mis du sien en « remerciant » l’exécutif en poste à la FECAFOOT. Dans un contexte où le Cameroun s’apprêtait à démarrer le CHAN sans avoir eu au préalable un championnat local qui aurait pu permettre une meilleure sélection de ses joueurs. Il est bien difficile ici de tout mettre sur le dos de la crise sanitaire actuelle. Les Lions A’ n’ont peut-être pas été ridicules au cours de cette compétition, eux qui ont été sortis au stade des demi-finales, réalisant au passage leur meilleur parcours dans cette compétition, mais le public sportif camerounais, toujours très exigeant en attendait sans doute mieux.
Depuis lors, ni les décisions rendues par le TAS, encore moins les multiples tentatives des pouvoirs publics, et même les instructions données dans ce cadre par le président de la République, invitant les parties en conflit à ne préserver que l’intérêt du sport, n’ont été entendues. Rien n’y a fait : chacune des parties est restée campée sur ses positions. Pour le grand malheur des amateurs du sport roi et des pratiquants de cette discipline. 
C’est donc sans doute exaspéré par cette situation, que le président de la République a dû monter au créneau le 10 février 2021 pour appeler les « protagonistes » de cette situation ubuesque qui paralyse le football camerounais à revenir à de meilleurs sentiments, pour le bien de cette discipline. « C’est le lieu pour moi d’inviter les instances faîtières du football camerounais à se ressaisir et à ramener la sérénité dans leur organisation. Ce n’est qu’ainsi qu’il nous sera possible de créer les meilleures conditions de l’épanouissement constant de notre football », a notamment déclaré le président Paul Biya dans son message à ses jeunes compatriotes à la veille de la 55e édition de la fête qui leur est dédiée. En clair, les uns et les autres sont appelés à taire leurs divergences et à n’avoir désormais à l’esprit que l’intérêt d’une discipline sportive qui a tant fait rêver de nombreux Camerounais. Plus besoin pour certains de se cacher sous un pseudo-parapluie de l’instance faîtière du football africain et même mondial pour prendre en otage la pratique de cette discipline au Cameroun. Des exemples sur le continent existent où l’on a bien vu des pays accepter des suspensions de ces structures internationales pour permettre le retour à la sérénité. Ce n’est certainement pas le chemin que le président de la République souhaite voir le Cameroun prendre. Mais il est clair aujourd’hui que la crise qui paralyse le football camerounais depuis plusieurs mois a déjà causé assez de dommages à l’image de cette discipline en particulier, et à celle du pays de façon générale pour que l’on continue de laisser perdurer la situation. A charge désormais pour chacun des protagonistes du conflit actuel au sein du football camerounais de mettre de l’eau dans son vin pour permettre au sport roi de retrouver son lustre d’antan au pays des Roger Milla, Théophile Abega, Thomas Nkono, Joseph Antoine Bell et autres Samuel Eto’o Fils.
 

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