Lutte contre le paludisme : l’heure du bilan de 2020

Le gouvernement et ses partenaires étaient réunis hier dans le cadre du Comité national Roll Back Malaria au ministère de la Santé publique.

Le paludisme fait de la résistance au Cameroun. Le pays continue d’enregistrer une moyenne de 11 000 décès chaque année sur près de 7 millions de cas. Des activités sont mises en œuvre pour assurer la riposte. Le Comité national Roll Back Malaria a tenu sa première réunion annuelle de 2021 hier au ministère de la Santé publique sous la conduite du secrétaire général, le Pr. Louis Richard Ndjock. Il s’agit du cadre où le gouvernement et ses partenaires discutent des résultats atteints, ainsi que des nouvelles orientations stratégiques pour 2021.


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En 2020, les activités du Programme national de lutte contre le paludisme ont porté, entre autres, sur la 3e campagne de distribution de masse des moustiquaires imprégnés dans les régions du Littoral et du Nord-Ouest ; la campagne de chimio prévention de paludisme saisonnier dans le Nord-Ouest et l’Extrême-Nord ; l’approvisionnement des formations sanitaires et des agents de santé communautaire en intrants. Pourtant, la maladie persiste dans le pays. Entre autres causes, la faible utilisation des moustiquaires, le faible accès aux services de prise en charge des cas, la propagation de la résistance des vecteurs aux insecticides, ainsi que la faible quantité des données rapportées. Par ailleurs, la pandémie de Covid-19 a eu un impact non négligeable sur les actions de riposte. Ainsi, les femmes enceintes ont peu fréquenté les formations sanitaires. Seules 27% d'entre elles ont bénéficié de moustiquaires. De même, la livraison des intrants a connu un retard pour les formations sanitaires et les agents de santé communautaire. Le rapport d’activités 2020 relève par ailleurs que ces agents ne sont présents que dans 89 districts de santé sur les 189 du pays. Ce qui n’aide pas la sensibilisation au niveau local.


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Entre autres recommandations, la prise en compte de la décentralisation de la riposte. Proposition du secrétaire d’État auprès du Minsanté, chargé de la lutte contre les épidémies et les pandémies, Alim Hayatou. De plus, le Comité propose de mener une réflexion commune pour mobiliser tous les secteurs dans cette lutte. Il faut aussi élaborer une campagne de sensibilisation des populations ; améliorer la santé communautaire en augmentant le nombre d’agents sur le terrain ; dresser un état des lieux du non-respect du protocole de soins dans certaines formations sanitaires. A en croire le secrétaire permanent du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Dorothy Ashu Fosah Kah, le Cameroun bénéficie de plus de 101 000 euros (environ 67 millions de F) pour la riposte au paludisme dans le cadre de la subvention du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Soit un gap de financement de 47% par rapport aux besoins pour la mise en œuvre du Plan stratégique national 2021-2023.


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