Nécrologie : Bernard Njonga est décédé

L’ingénieur agronome et président du parti politique, Croire au Cameroun (CRAC) est mort avant-hier en France des suites de maladie.

Ce n’est certainement pas en politique qu’il a bâti sa réputation de meneur d’hommes. Bernard Njonga, puisqu’il s’agit de lui, était surtout connu pour sa mobilisation en faveur du monde rural et la souveraineté alimentaire du Cameroun. Il a longtemps œuvré pour empêcher l’introduction des organismes génétiquement modifié (OGM) dont les effets diminuent la valeur nutritive de certains aliments. Bernard Njonga, 66 ans, s’était véritablement fait connaître à travers l’une de ses publications phares, La Voix du Paysan qu’il a créée en 1988, soit quelque temps seulement après avoir quitté l’administration publique camerounaise. Dans la foulée, il créé le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD). Il dispose là de deux instruments qui vont lui permettre, pendant des décennies, de mener son plaidoyer en faveur du monde rural. Ingénieur agronome, diplômé de l’Ecole nationale supérieure agronomique, alors rattachée au Centre universitaire de Dschang, ancêtre de l’Université de la même ville, sa vie prendra une nouvelle trajectoire avec la création en 2003 de l’Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC).


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A travers cette nouvelle structure, Bernard Njonga milite pour la promotion des cultures camerounaises, et particulièrement du riz local dont la consommation est presqu’inexistante à côté des produits importés. Pour lui, l’agriculture est l’un de ces secteurs qui pourraient véritablement permettre à l’économie camerounaise de décoller. Au Comice d’Ebolowa en 2011, il milite pour une manifestation exclusivement réservée aux produits camerounais.


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Le 15 juillet 2014, Bernard Njonga décide de changer de trajectoire en se lançant dans l’arène politique avec la légalisation de sa formation politique : Croire au Cameroun (CRAC). En novembre 2016, il annonce sa candidature à l’élection présidentielle prévue deux ans plus tard. Pour lui, « la finalité n’est pas absolument d’arriver au pouvoir. Le plus important est que les idées que nous défendons soient matérialisées ». Quatre mois avant le scrutin, il renonce à se présenter à l’élection. « Un recul pour mieux sauter », déclarera-t-il alors, après avoir pourtant sillonné de nombreuses régions du Cameroun. Il quitte définitivement la scène, des suites de maladie, après une longue hospitalisation en France, sans avoir réalisé son ambition.


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