Commercialisation des engrais : 90 dossiers au scanner

La session de plein droit du comité d’évaluation par le ministère de l’Agriculture s’est tenue vendredi dernier à Yaoundé.

On trouve un nombre important d’engrais locaux ou importés sur le marché national pas toujours de très bonne qualité. Certains opérateurs économiques véreux y rajoutent des adjuvants inertes tels que le sable et la farine. Les tricheries sur le poids des engrais vendus et des teneurs en fertilisants non conformes ne se sont pas en reste. Ce qui a un impact néfaste sur la production. Pour mettre fin à ces pratiques peu orthodoxes, le gouvernement s’est doté de la loi du 10 juillet 2003, afin de réguler le sous-secteur et promouvoir l’usage des engrais de qualité. Le comité d’évaluation des engrais au Cameroun, instance de réflexion stratégique, en vue de garantir à ce sous-secteur un cadre opérationnel adéquat a ainsi vu le jour. 


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La session de plein droit et ordinaire de cette instance s’est tenue vendredi dernier à Yaoundé. Cette rencontre qui a réuni les responsables des administrations sectorielles était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Mbong Grace Annih Bambot. D’après la SG, il a été question, pendant trois jours, de statuer sur les dossiers de demande de mise sur le marché des engrais importés et produits localement, afin de délivrer des autorisations aux opérateurs économiques ainsi que ceux relatifs à leur renouvellement, leur transfert, leur suspension ou leur retrait. Les experts ont ainsi délibéré sur 89 dossiers. Nying Charles Shey, directeur de la réglementation et du contrôle de qualité des intrants et des produits agricoles au Minader, précise qu’avant ces assises, des essais sur les engrais ont été effectués afin de s’assurer de leur conformité. L’amélioration de la performance escomptée dans le secteur agricole est tributaire entre autres, du matériel végétal amélioré et surtout de l’usage efficace des engrais qui, à eux seuls, contribuent à plus de 50% à l’augmentation des rendements. Au Cameroun, les agriculteurs utilisent en moyenne 24 kg d’engrais à l’hectare, un taux bien en dessous de la norme de l’Union européenne, qui est de 50 kg à l’hectare.


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