Allocation de résilience de la Banque mondiale : le Cameroun en quête d’éligibilité

Un atelier de consultation nationale en vue de l’élaboration de la note stratégique du pays permettant de bénéficier de ces ressources s’est tenu hier à Yaoundé.

La Banque mondiale, à travers l’Association internationale de développement (IDA) 19 a mis en place une enveloppe spécifique (Fragility, conflit and violence), destinée à faire face avec plus d’efficacité, aux besoins des pays IDA confrontés à des situations de fragilité, de conflit et de violence. Elle comporte depuis peu une part connue sous le nom d’Allocation pour la prévention et la résilience (PRA), qui est destinée à accroitre l’appui aux pays où il existe un risque d’escalade dans la fragilité ou vers un conflit de plus grande intensité, ou encore vers des cas de violence. C’est notamment le cas au Cameroun. Il s’agit d’un critère essentiel qui lui accorde l’éligibilité à ce guichet de financement, afin d’atteindre une croissance forte et inclusive. 


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Un atelier national de lancement des consultations régionales dans le cadre de l’élaboration de la stratégie du gouvernement en vue de l’éligibilité du Cameroun à ce guichet s’est tenu hier, 23 février à Yaoundé. D’après le ministre de l’Economie, de la Planification et l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey qui présidait ces assises. Pour que le pays bénéficie des financements du guichet PRA, il devra au préalable élaborer une note d’éligibilité. Le Cameroun fait face à de multiples défis, dans l’Extrême-Nord face à Boko-Haram, une crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. L’afflux des réfugiés provenant de la RCA et du Nigéria, sans oublier la gestion de la pandémie de Covid-19.  D’après Keiko Kubota de la Banque mondiale, quatre piliers majeurs sont au centre de cette stratégie sur lesquels devra se reposer la formulation de la note. Il y a la prévention des conflits violents et la violence interpersonnelle, la préservation des progrès réalisés en matière de développement, la protection des institutions essentielles, le renforcement de la résilience. Elle précise également que si tout se passe bien, le Cameroun pourra prétendre à un financement de près de 670 millions de dollars (361,9 milliards de F).


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Toujours au registre des piliers, Alamine Ousmane Mey explique qu’il s’agit aussi d’aider le pays à sortir de la fragilité par le renouvellement du contrat social entre les citoyens et l’Etat, la promotion d’un secteur privé local viable entre autres. Outre ces piliers, le Groupe de la Banque mondiale met un accent particulier sur d’autres questions prioritaires telles que l’investissement dans le capital humain, le soutien de la stabilité macroéconomique et l’assurance d’une soutenabilité de la dette.


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