Entrée à la Gendarmerie nationale : ça se bouscule

Lancé il y a quelques semaines, le concours attire de nombreux postulants dans les services administratifs pour la légalisation des pièces à fournir.

C’est la grande affluence dans certaines mairies, sous-préfectures et palais de justice de Yaoundé. Depuis quelques semaines, des jeunes se sont lancés à la chasse aux places disponibles à la Gendarmerie nationale. Ce lundi, à la sous-préfecture de Nlongkak, de nombreux jeunes attendent, dossiers en main. Parmi eux, le nommé Alioum Hamadou. À peine entré, il quitte les lieux en courant. « On m’a envoyé mettre un timbre sur mon diplôme, avant de venir le faire certifier. C’est le seul document qui me manque pour compléter mon dossier de concours d’entrée à la Gendarmerie nationale. J’ai commencé par les pièces qui prennent du temps. Notamment l’extrait de casier judiciaire parce que je suis né à l’Extrême-Nord », argue le jeune-homme. En effet, l’étudiant en première année Lettres modernes françaises à l’Université de Yaoundé I, est à sa deuxième tentative. « J’ai présenté ce concours il y a deux ans. Je n’ai pas été retenu après les épreuves physiques. Cette année, je compte bien me préparer physiquement », assure Alioum Hamadou. 


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Comme lui, plusieurs jeunes sont présents dans cette sous-préfecture pour les mêmes raisons. « Je compte faire les concours d’entrée à l’Ecole militaire inter-armée (Emia) et celui de la Gendarmerie nationale pour multiplier mes chances. J’ai terminé la composition de mes dossiers. Il ne reste plus qu’à les déposer », relève Clarisse Ndang. Même ambiance dans les services du gouverneur de la région du Centre. Ici, certains préfèrent se faire aider par des jeunes qui leur proposent de laisser leurs documents et de les récupérer le lendemain matin déjà signés ou légalisés contre la somme de 3000F. Plusieurs autres font également leur entrée dans ce bâtiment administratif pour acheter des timbres.


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A la légion de Gendarmerie du Centre, où sont déposés les dossiers, une longue file de postulants, dossiers en main, est visible à distance. D’autres ne cachent pas leurs incompréhensions. « D’après l’arrêté du concours il faut être âgé de 18 ans au moins au 1er janvier 2021 et 23 ans au plus au 31 décembre 2021. C’est-à-dire être né entre le 1er janvier 2003 pour les plus jeunes et le 31 décembre 1998 pour les plus âgés. Je suis né le 25 avril 1998. Mais mon dossier a été mis de côté. Je ne comprends pas. On a demandé à tous ceux qui sont nés en 1998 d’attendre que le ministre étudie nos cas. Nous attendons », explique Roger N, inquiet.        


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