Dédicace : la tradition, gage du développement africain

Cette perspective est au centre de l’ouvrage du Pr. Charles Binam Bikoï, dévoilé au cours d’une cérémonie le 4 mars dernier à Yaoundé.

Un air de cour magistral. Le parquet du Palais polyvalent des sports de Yaoundé s’est transformé en un vaste amphithéâtre le 4 mars dernier à la faveur de la présentation officielle de l’ouvrage intitulé : « IndusTradition de l’Afrique ou le temps des traditions pour l’industrialisation et l’émergence du continent noir ». Face au Pr. Charles Binam Bikoï, auteur de cette production scientifique, ministres, membres du corps diplomatique, chefs traditionnels et professeurs d’universités ont pris des notes. L’auteur, par ailleurs secrétaire exécutif du Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola), place la tradition au cœur de l’émergence du continent noir. Passage d’une économie de subsistance à une économie productive, dotée d’innovations. « Nous dévoilons la vaste supercherie à laquelle l’Afrique a été victime depuis l’aube des temps », dénonce le Pr. Charles Binam Bikoï.  


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Il a fallu 37 minutes au Pr. Jean Tabi Manga pour présenter sa note de lecture. Tout en qualifiant l’ouvrage édité par « Eclosion » de travail de bénédictin, le directeur général du Centre africain d’Etudes olympiques, homme de lettres et universitaire chevronné, place l’« IndusTradition de l’Afrique » au centre de la déconstruction des goûts, de l’éthique et de l’esthétique imposés aux africains depuis 2010. Les Professeurs Jean Tabi Manga et Charles Binam Bikoï s’accordent sur l’implication scientifique des traditions comme source et ressource de l’industrialisation du continent noir en 10 ans. A l’image des thés d’Orient, des pâtes alimentaires italiennes et de la médecine indienne, le continent noir peut vivre de sa culture. « Le temps est venu pour nous de dépasser les simples évocations symboliques de nos richesses. Saisissons les valeurs de nos cultures, traditions et patrimoines pour faciliter l’Industrialisation de l’Afrique », a exhorté le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt. 


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La chaîne de valeur manioc en Côte d’Ivoire a été citée par ce panel d’érudits comme exemple patent de l’IndusTradition. Grâce aux semoules d’Atiéké et de Placali, cette tubercule a rapporté en 2018 à l’Etat ivoirien 600 milliards et a créé 4 27 000 emplois directs d’après le Dr Obiang du Cerdotola. L’« IndusTradition de l’Afrique » se réapproprie ainsi les valeurs de la nature pour valoriser le label Made in Africa. A ce titre, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi milite pour le dialogue avec la nature. Le chef Bon’a Anja Siga Bonjo invite les Africains à se familiariser avec les secrets de la nature parmi lesquels l’Eau, la Terre, le Feu et l’Air. 


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