Eaux « minérales » : Sano suspendu pour six mois

Les motifs évoqués par le ministre en charge de l’Industrie, sont relatifs au non-respect des normes d’exploitation et de conditionnement de ce produit dont le retrait est annoncé.

C’est par un arrêté signé le 4 mars dernier que le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Gabriel Dodo Ndoke que l’information a été rendue publique.  Il s’agit de la suspension pour une durée de 6 mois, de toutes activités d’exploitation et de conditionnement de l’eau dénommée Sano, pour non-respect des normes d’exploitation et de conditionnement des bouteilles et des bonbonnes destinées à la consommation du public. Ces notes indiquent également que la reprise des activités de cette entreprise sera conditionnée par la réalisation du plan du site faisant ressortir clairement le périmètre de sécurité des points de captage, la présentation d’un rapport de décontamination totale du site réalisée par une structure agréée par le ministère de la Santé publique. Il sera aussi question pour cette entreprise, de présenter un plan de gestion des déchets approuvé par l’administration en charge de l’environnement, la mise en place des lignes de conditionnement automatisées pour toutes les gammes. L’entreprise devrait aussi modifier sur l’étiquette, la dénomination « eau minérale » en « eau Sano ». Il est question de présenter également des résultats satisfaisants des analyses physico chimiques et microbiologiques complètes réalisées par un laboratoire agréé par les ministères en charge des Mines et de la Santé publique. 


Read also : Autoroute Yaoundé-Douala : on prépare le raccordement à la Nationale n°3

A la suite de cet arrêté, l’entreprise Sano a produite, le 5 mars dernier, une lettre de mise au point. Dans ladite lettre, l’entreprise dit être étonnée de l’existence d’un arrêté ministériel suspendant ses activités. Dans cette même mise au point, Sano précise qu’elle n’a pas été « notifiée de cette décision, et que tout ce qui sera entrepris dans ce sens engagera la responsabilité pleine et entière des auteurs ». L’entreprise a également rassuré les consommateurs qu’elle a mis et mettra tout en œuvre pour la qualité irréprochable de ces produits. Il faut dire qu’en dehors de l’eau, cette structure propose également des jus de fruits et boissons gazeuses. Produites pas concernés par l’arrêté ministériel. 


Read also : Corridors routiers d’Afrique centrale : il y a du potentiel

Le lendemain de la signature de cet arrêté, soit le 5 mars, le ministre du Commerce a signé une note visant le retrait de cette gamme d’eau du circuit. La Brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes, va donc s’atteler toutes affaires cessantes, à déployer des équipes sur le terrain.  


Read also : Electricité : des perspectives pour la Turquie

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category