8 mars à Cameroon Tribune : au féminin convaincant

Hier au siège du journal à Yaoundé, des scènes de joie ont égayé la dernière journée de production du quotidien bilingue national sous la conduite des dames de la rédaction.

C’est un deuxième et dernier épisode palpitant, riche de suspense, mais fort en humour que nous a offert hier la mini-série « Les femmes aux commandes à Cameroon Tribune ». La première journée de test passée, les dames de la Direction de la rédaction du quotidien national se sont lâchées. Humour et bonnes blagues ont agrémenté leur travail. N’allez pas y voir du relâchement. Les femmes sont restées pointilleuses. Produire un journal de qualité n’exclut pas d’adopter une attitude détendue… Illustration avec la conférence de rédaction hier matin, avec comme à l’accoutumée, la présentation des menus des services. 


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Fidèle à elle-même, l’espiègle Eulalia Amabo, officiant en tant que chef service politique, avait prévenu tout le monde et a tenu promesse : « Jean Francis Belibi (le titulaire habituel du poste) ira en couverture médiatique au ministère des Relations extérieures. » Fous rires chez les collègues qui pour beaucoup avaient parié que la jeune Amabo n’allait pas oser donner du travail à son supérieur hiérarchique. Bon joueur, chef Po a accepté l’audacieuse mission. La séquence bonne humeur s’est poursuivie toujours avec autant d’entrain, de piques, de débats houleux parfois, quand il faut aborder des sujets qui divisent. C’est que ces dames ont du répondant et du mordant. Comme quoi, dans un Cameroon Tribune dirigé par les femmes, travail et plaisir font bon ménage, sans pour autant déteindre sur la qualité des résultats. Comme la veille, le même enthousiasme a animé les responsables féminines de CT, sous la houlette d’Yvette Mbassi-Bikélé, Directeur de la rédaction et rédacteur en chef pour la circonstance. Le défi était également le même : « Produire dans les délais, un journal intéressant. » L’objectif a été atteint avec satisfaction.


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D’ailleurs, les hommes de la rédaction n’ont pas tari d’éloges à l’endroit de leurs collègues femmes. Pour le directeur de la rédaction adjoint, Richard Kometa, « c’est un coup d’essai qui s’est transformé en coup de maître », pour ne pas dire en coup de maîtresse. Et de poursuivre, l’air enchanté : « Tout le monde a été satisfait et c’est tout à l’honneur des femmes. » Eldickson Agbortogo, actuel chef de service Etranger, et ancien responsable du service artistique, a reconnu : « Le journal n’a jamais été aussi bien monté, avec un style frais et tant de couleurs. Chapeau mesdames ! ». 


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Le rédacteur en chef, Yves Atanga, lui, a émis le vœu de voir cet exercice se reproduire très souvent. « Mon appréciation est très positive. S’il fallait le refaire, je pense qu’on devrait étendre ce processus sur la durée. Pourquoi ne pas le faire par exemple pendant toute la semaine de la femme ? », suggère-t-il. Jean Francis Belibi, chef du service politique est allé dans le même sens : « C’était une très belle expérience. J’ai vu nos dames travailler avec beaucoup de plaisir, beaucoup d’engagement et de détermination. Je leur tire mon chapeau pour ce qu’elles ont fait pendant ces deux jours », a-t-il martelé. Pour Godlove Bainkong, éditorialiste, ces deux jours ont permis de confirmer qu’on peut compter sur les femmes. « Je pense que nos dames, collègues et sœurs ont montré qu’elles sont capables. Le journal qu’on a produit lundi est bien présenté, les articles bien relus. Elles ont montré leur maturité. C’est la preuve qu’on peut compter sur nos valeureuses dames ». Vivement le 8 mars 2022. 


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