Feux de brousse : des hectares de plantation calcinés

Suite à l’imprudence de certains planteurs dans les pratiques culturales çà et là dans la région.

Cette année encore, les feux de brousse ont fait plusieurs victimes parmi les seigneurs de la terre dans la région du Littoral. La délégation régionale du Minader pour le Littoral a enregistré plusieurs plaintes, venant notamment des départements de la Sanaga-Maritime et du Nkam, où des dizaines d’hectares de plantations cacaoyères et de palmier à huile ont été dévastés par les flammes.


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Le délégué régional, Jean Claude Konde, dit avoir enregistré plus de 15 hectares de cacaoyère et 10 hectares de palmeraie partis en fumée. « Ces chiffres sont indicatifs. Il y a plusieurs victimes qui ne se sont pas signalées à notre niveau. Elles ont préféré souffrir en silence », a-t-il précisé hier à CT. En dehors des plantations des cultures de rente, plusieurs hectares de cultures vivrières ont été dévastés par les flammes.


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Dans la zone de Njombe (Moungo), un champ de papayes a été consumé récemment par les flammes. La faute à une voisine qui, lors des travaux de préparation du sol, a mis du feu dans son champ. Poussées par le vent, des étincelles ont embrasé la papayeraie voisine. Récemment, l’équipe de CT a pu voir un feu de brousse détruire des dizaines d’hectares de forêts et de cultures sur la route menant au village Bona’Anja (arrondissement de Yabassi)…


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D’après des officiels du Minader, les feux de brousse sont l’une des conséquences malheureuses de l’agriculture sur brûlis. Une pratique dont ne peuvent apparemment pas se passer les populations des zones forestières. Il n’en demeure pas moins que chaque agriculteur a l’obligation de contrôler ses feux de culture, et est appelé à endosser la responsabilité liée aux dommages que ledit feu causerait aux plantations ou champs voisins.


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Du point de vue légal, le code forestier de 2008 stipule en son article 68 que les feux de brousse sont interdits et punis conformément aux dispositions dudit code. Toutefois, selon le même code, des textes ministériels réglementent les feux de culture, de renouvellement des pâturages et de pailles, ainsi que les feux précoces. Selon les mêmes textes, chaque ville et village doit être muni d’un comité de lutte contre les feux de brousse. Sur le terrain, ces comités sont presque inexistants. Dans un contexte marqué par les dérèglements climatiques se manifestant par des saisons sèches de plus en plus rudes, ces comités devraient être réactivés.


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