Me Charles Tchakoute Patie : l’hommage de la nation

Au nom du chef de l’Etat, le gouverneur Awa Fonka a décerné la médaille de chevalier dans l’Ordre national de la valeur à titre posthume au défunt bâtonnier samedi dernier à Bahouoc.

Le témoignage est émouvant. Les qualités du défunt appréciées. Puis, au moment de conclure la dernière plaidoirie en l’honneur du défunt bâtonnier, Me Claire Atangana Bikouna, bâtonnière par intérim de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, laisse couler une larme. Sa voix enrouée témoigne de la douleur qui l’étreint. Une douleur partagée par la famille judiciaire, les amis et connaissances de Me Charles Tchakoute Patie, bâtonnier de l’Ordre des avocats au barreau du Cameroun, né le 20 décembre 1963 et décédé le 04 octobre 2020 en France des suites de maladie. Le défunt qui laisse une veuve éplorée et trois enfants aura marqué son époque par sa simplicité, sa chaleur, sa générosité, son sens du sacrifice, son intégrité, son honnêteté, son amour sans réserve… 
Des valeurs reconnues par les avocats, près d’un millier, à avoir effectué le déplacement de Bahouoc, son village natal dans le département du Ndé, région de l’Ouest. Ils se sont succédé à tour de rôle devant sa dépouille, pour le piquet d’honneur, dans la pure tradition judiciaire. L’œuvre du bâtonnier a été reconnue par le chef de l’Etat qui lui a décerné la médaille de chevalier dans l’Ordre national de la valeur à titre posthume. Une distinction remise samedi dernier par le gouverneur Augustine Awa Fonka. Pour Me Claire Atangana Bikouna, le bâtonnier Me Charles Tchakoute Patie savait donner, se donner, et tout donner. « Il a donné sa vie pour rendre à notre corps ses lettres de noblesse. Nous lui sommes redevables à jamais », clame la bâtonnière par intérim
Elle annonce le lancement dès la fin de ce mois, de la rédaction des mélanges ayant pour thème général « le Barreau et la société », afin de promouvoir l’œuvre du disparu. L’élite du Ndé, le Minhdu Célestine Ketcha Courtès reconnaît avoir perdu un apôtre de la paix. Le chef supérieur Bahouoc, SM Roger Nkamadjou II, lui, prône la tolérance, le pardon et la solidarité dans cette famille éprouvée par le récent décès du frère aîné du bâtonnier, Hilaire Patie qui sera inhumé le samedi 20 mars prochain. Dans sa prédication du jour, le Révérend Victor Marie Tiozang, de l’EEC, à travers des textes tirés des Saintes Ecritures (Jean 2 : 13-27 et 1 Corinthiens 6 : 19-20), a exhorté les uns et les autres à mener une vie de sainteté pour avoir droit à l’éternité. 
 

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