Dérives sur les réseaux sociaux: Des journalistes en croisade

Le projet #Thinkbe4UClick lancé le 12 mars vise à sensibiliser élèves et étudiants de Douala contre les discours de haine et les fake news.

Offrir des clés et techniques pour adopter des bonnes pratiques sur les réseaux sociaux et ne pas être des acteurs actifs de la propagation des fake news et des discours de haine. C’est l’un des objectifs du projet #Thinkbe4UClick, lancé le 12 mars 2021 à destination des élèves et étudiants de la ville de Douala. Cette campagne est portée par trois journalistes et blogueurs : Armelle Sitchoma, Mathias Mouende et Frank William Batchou. Tous les trois sont boursiers de l’Africa Fact-Checking Fellowship #AFFCameroon, une bourse de vérification des faits en ligne pilotée par l’organisme allemand #Defyhatenow. Organisme qui travaille à éduquer le public sur les dangers de la désinformation, des fausses nouvelles et des discours de haine, et qui accompagne le projet #Thinkbe4UClick.


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Ce projet consiste notamment en une série de causeries éducatives mensuelles au cours desquels le trio de journalistes échange avec les jeunes afin de comprendre leur comportement sur la toile face aux informations qui y circulent et face aux discours de haine. Il s’agit entre autres aussi de leur donner des astuces et outils pour détecter la désinformation et d’en faire des ambassadeurs contre les dérives sur les réseaux sociaux. Une campagne très importante, de l’avis d’Armelle Sitchoma : « Après les riches enseignements reçus lors de notre bourse,  nous avons jugé qu'il était nécessaire qu'on les partage avec nos cadets qui sont sujets aux discours de haine et à la désinformation et qui les propagent souvent sans connaitre les revers. »


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Et le feedback de la première causerie éducative de lancement vendredi 12 mars dernier, qui s’est déroulée à l’Iuget (Institut universitaire des grandes écoles des tropiques), est positif. D’abord par la voix d’une étudiante, Eunice Bogne : « Je suis très heureuse d’avoir suivi cette formation. La présentation sur les fake news est celle qui a le plus retenu mon attention et m’a permis d’avoir des outils pour différencier cela de la bonne information. » Un enthousiasme partagé également par le corps éducatif, notamment Joseph Foze, responsable académique : « Ce genre de rencontre devrait se multiplier afin que nous ayons un maximum d’étudiants pouvant servir de relais dans leur entourage et tenir un discours contraire au discours de haine que nous vivons sur les réseaux sociaux. »


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Pour la prochaine rencontre prévue en avril, l’équipe du projet compte insister sur les étudiants : « C’est la tranche sociale la plus connectée et donc la plus exposée aux dérives », conclut Armelle Sitchoma.


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