RDC: sortie de crise toujours

Les négociations ont été suspendues mais un accord est espéré pour le 30 décembre.

sa semaine écoulée, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) qui avait initié un énième dialogue entre la classe politique congolaise a mis la pression : elle  voulait un accord avant noël. Mais ce quasi ultimatum lancé par les évêques congolais est resté un vœu pieux. En dépit d’intenses négociations, pouvoir et opposition ne sont pas parvenus à s’entendre sur un accord pour sortir le pays de la crise qui achoppe sur le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.  Pour autant, tout espoir n’est pas perdu. Le président de la Cenco, Mgr Marcel Utembi est en tout cas optimiste. « Nous sommes arrivés au bout du tunnel (…) La divergence sur la gestion consensuelle de la période transitoire a été aplanie à 95% » a-t-il déclaré samedi dernier avant la suspension des travaux à la veille de Noël.
Mais avec la classe politique congolaise, une volte-face a tôt fait d’arriver. Si un projet d’accord prévoit  effectivement l'organisation d'une présidentielle fin 2017, la question du financement de cette élection n’a pas trouvé une réponse définitive. La situation économique du pays est également un sujet de préoccupation. D’une façon générale des désaccords conséquents subsistent. Ainsi, d'après Jean-Marc Kabund, secrétaire général de l'UDPS, le parti d’Etienne Tshisekedi, la question du partage du pouvoir pendant la période de transition, et en particulier du poste de Premier ministre et du contrôle des provinces n’est pas résolue. Les acteurs politiques congolais sont néanmoins sous pression. Et il va bien falloir qu’ils se décident.
En effet ces dernières semaines, les Nations unies, les Occidentaux et le Vatican n’ont eu de cesse d’inviter la classe politique à agir « de bonne foi », dans l’«intérêt supérieur » de la RDC. Sur le plan intérieur, les interpellations sont du même ordre. Ainsi, le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, dans son homélie de la nuit de Noël s’est montré particulièrement offensif. « Il est révolu le temps où l'on cherchait à conserver le pouvoir par les armes en tuant son peuple (…) Celui qui respecte la Constitution n’a rien à craindre de la justice. Celui dont les droits sont bafoués se sent protégé par la même Constitution », a-t-il déclaré. Début de réponse le 30 décembre prochain ou énième désillusion ? Le compte à rebours est enclenché…

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