Etat civil au Cameroun: le fardeau des femmes

Vendredi dernier, lors d’une cérémonie organisée dans le sillage 08 mars, la GIZ a présenté des chiffres qui révèlent des inégalités en lien avec le genre dans ce domaine

L’homme et la femme n’ont pas le même accès à l’état civil au Cameroun. Cet autre versant d’inégalités entre les genres se vérifie à travers les chiffres du Programme d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec), fruit d’un partenariat entre la Coopération allemande (GIZ) et le gouvernement camerounais à travers le ministère de la Décentralisation et du Développement local. En raccourci, pour une région comme le Nord par exemple, 54% de naissances des garçons sont enregistrées, contre 46 % pour les bébés de sexe féminin. Les femmes souffrent également d’une sous-représentation dans le système de l’état civil au Cameroun. A titre d’illustration, seulement 30% d’entre elles, sur l’ensemble du territoire national, occupent les fonctions d’officier, contre 70% pour les hommes, dans les centres d’état civil secondaires.

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Ces données parmi tant d’autres ont été présentées le 19 mars dernier à Yaoundé. C’était au cours d’une cérémonie organisée par le Pamec, en marge des festivités de la 36e édition de la Journée internationale de la femme. La situation décriée durant les échanges pose plusieurs problèmes sur le long terme. Des difficultés exposées par Djaïli Amadou Amal dans une vidéo diffusée au cours de la cérémonie. « Un enfant qui n’a pas d’acte de naissance ne pourra pas s’inscrire à l’école plus tard et ne pourra pas avoir de carte d’identité. C’est un enfant qui n’existe pas. Même quand on réussit à l’inscrire à l’école, généralement, au niveau du CM2, il ne peut faire ni le certificat d’études primaires, ni le concours d’entrée en 6e », a martelé l’écrivaine.

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