Prise en charge: Visite aux patients d’Orca

L’unité spécialisée a connu hier le passage d’un groupe de journalistes en compagnie du ministre de la Santé publique .

Port du cache-nez et bonnet de protection obligatoire à l’entrée du Centre spécialisé de prise en charge des patients atteints de Covid-19 au quartier Mvog-Mbi à Yaoundé (Orca). Il est 14h20 lorsque le ministre de la Santé publique et les hommes de médias entament leur visite de presse. L’accès à la salle de réception est conditionné par une désinfection « des pieds à la tête ». Les inspecteurs d’un jour se soumettent au protocole de protection sans hésiter.

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Le concentrateur d’oxygène résonne à quelques pas de la salle de soins intensifs. Les 23 lits que compte cette unité sont occupés. Des médecins s’activent auprès des patients en état critique, placés sous oxygène. Difficile de faire plus de cinq minutes dans cette pièce, le ministre de la Santé publique et son équipe sont invités à se retirer. Direction, l’unité de soins continus. Une trentaine de malades sont allongés dans la salle d’hospitalisation A. Endormis ou concentrés sur leurs smartphones et tablettes, les patients n’ont rien des malades « agonisants ». « Nous n’avons certes pas de gardes-malades, mais nous échangeons constamment avec nos proches, amis et collègues », déclare Abomo, patiente. Sur les 283 lits dont dispose ce centre, une centaine est occupée depuis quelques jours. « Cette semaine est une période de soulagement car nous n’avons que 110 malades contrairement aux autres semaines où nous étions à 240 voire, 250 malades », déclare le chef de centre, Dr Hollong Bonaventure.

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A la suite du Minsanté, les hommes de médias munis de caméras, dictaphones et bloc-notes, interrogent le chef de centre sur des sujets tels que la rupture des réactifs, des rumeurs de payement des soins et maltraitance des patients. L’échange avec Simone Ngah, malade internée depuis 10 jours à l’« Hospi B » leur permet d’obtenir des réponses. « Tout ce qui se dit sur la Toile est faux. Nous ne déboursons aucun frais pour le traitement. Le personnel soignant est à l’écoute et nous offre trois repas par jour », précise-t-elle. Soucieux de collecter le maximum d’informations, les reporters se rendent à la salle pédiatrique. Onze enfants de moins de 14 ans sont suivis à la loupe. « Nous avons libéré un enfant de trois mois en parfaite santé hier. Les autres jeunes patients suivent sereinement leur traitement », explique Jocelyn Tony Nengom, chef service pédiatrique à Orca.

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Animés de plusieurs préjugés au départ, les hommes de médias ont vécu en « direct » le quotidien des patients et celui du personnel soignant du centre d’Orca. Le temps d’une pause, le chef du centre a déclaré à la presse avoir enregistré 1100 patients guéris et 119 décès sur 1500 malades, depuis la création de cette unité de prise en charge en avril 2020. Journalistes et médecins se sont ainsi entretenus pendant une heure.  

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