Réforme du Code électoral: Une coalition qui questionne

Une rencontre entre sept leaders de formation politiques de l’opposition a été dévoilée mercredi dernier à Yaoundé.

Ils sont sept leaders de formations politiques au Cameroun, à avoir pris part à une concertation mercredi dernier à Yaoundé, et à signer un communiqué par la suite. Il s’agit notamment de Pierre Kwemo de l’UMS, de Prince Ekosso de l’USDP, de Joshua Osih du SDF, de Maurice Kamto du MRC, de Cabral Libii du PCRN, de Hilaire Dzipan du MP et de Patricia Tomaino Ndam Njoya de l’UDC. Dans le communiqué conjoint rendu public, ces leaders disent être « conscients qu’il existe de nombreux désaccords sur plusieurs dispositions du Code électoral en vigueur, ainsi que des dispositions obsolètes, des contradictions et des vides juridiques ». Pour eux, cet état de chose « fait obstacle à la plénitude de l’exercice d’un droit fondamental, le droit le vote… » Dans ce contexte, les responsables des formations politiques sus-indiqués ont « décidé de travailler ensemble dans un cadre républicain inclusif, avec toutes les parties prenantes du jeu démocratique, afin de mettre en place un système électoral nouveau ou amendé pour la stabilité et la prospérité de notre pays ». Dans leur méthodologie de travail, ces leaders appellent tous les autres partis politiques, organisations ou personnalités de la société civile « désireux de participer à cette dynamique à travailler ensemble dans le cadre du secrétariat technique mis en place à cet effet ».

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Face à cette démarche, l’on se doit quand même de rappeler que les pouvoirs publics sont toujours restés ouverts à la concertation sur la question de la réforme du Code électoral. Par ailleurs, on peut se demander quelle peut être la portée d’une telle initiative, alors que les mécanismes constitutionnels de modification de loi sont connus ? Ces leaders qui évoluent en dehors du couloir parlementaire où on pourrait aboutir à la proposition de loi, et visiblement loin des pouvoirs publics, habilités à introduire des projets de loi, auraient-ils un agenda caché ? CT s’est rapproché d’un politologue pour une analyse qui pourrait aider à mieux apprécier cette manœuvre.  

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