Denrées de grande consommation: Les prix jouent au yoyo

Alors qu’on constate une stabilité depuis un mois pour certains aliments, d’autres ont subi une hausse significative.

Le 5 avril dans certains marchés de la ville de ville de Yaoundé, le panier de la ménagère peine à se remplir. « Je suis au marché depuis plus de deux heures, je tourne en rond dans l’espoir de trouver ce qui est prévu au menu de ce jour dans mon restaurant. Malheureusement, je n’en trouve pas », se plaint Alain Sambo, tenancier d’un restaurant dans la ville de Yaoundé. L’inquiétude est également perceptible sur le visage de certain revendeurs ou boutiquiers qui risquent pour certains se retrouver au chômage.


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Viande


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Cette denrée a un prix relativement stable. Le kilogramme de viande de bœuf sans os se vend toujours à 2800 F, celui avec os est à 2200 F. La chair de porc sans os coûte 3000 F contre 2500 F avec os. La viande de chèvre ou de mouton, plutôt rare, ne se détaille pas. C’est ainsi qu’on a des prix qui oscillent entre 25 000 F et 40 000 F selon la grosseur de l’animal.


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Poisson


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Les prix sur le marché varient en fonction de la variété du poisson. Le kilogramme de bars calada se vend à 1200 F, le brésilien à 1300 F. Le français, coûte entre 1200 F et 1850 F. Les poissons rosada, dorade, thon, mulet, moyen desca, maquereau, se vendent entre 800F et 1800 F. Les prix des petits poissons tels que la sardine, le pelon, le tuna sont compris entre 700 F et 1000 F. Au marché du Mfoundi, le carton de maquereaux de 20 kg est à 23500 F ou 24500 F. Le carton des différentes variétés de bars se vend entre 12000F et 23 000 F.


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Riz


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Sur le marché, on trouve encore plusieurs marques de riz. Le sac de 25kg coûte 9 750 F pour certaines marques et 13 000 F pour d’autres. Un sac de 50 kg se vend entre 16 500 F et 23 000 F.  En détail, le prix d’un kilogramme du riz varie en fonction de sa variété. Les prix oscillent ainsi entre 400 F et 600 F pour les plus nantis. « Je ne vends que du riz parfumé à cause de la douane. A cette allure, on risque ne plus manger du riz », affirme une tenancière de boutique.


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Farine


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18 500 F et 19 000 F, sont les prix appliqués à un sac de farine de 25 kilogramme, contre 17 500 F et 18 000 F il y a juste un mois. Quant au prix du kilogramme, il faut débourser entre 400 F et 500 F, là aussi c’est en fonction de la variété et de la qualité du produit. « J’ai décidé de ne plus en vendre parce que cette denrée est de plus en plus chère », se plaint une autre tenancière de boutique.  


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Le sucre


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Les prix de cette denrée sont stables sur le marché. En fonction de la qualité et de la marque, le client doit débourser entre 16 500 F et 17 500 F pour un carton de 25 kilogramme. Le paquet de sucre en carreaux se prend à 700 F et celui en poudre, à 650 F.


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Poulet


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Il se fait de plus en plus rare sur le marché. « Je suis au marché depuis 5h du matin, je n’ai encore vu aucun poulet. Je passe mes journées à me tourner les pouces parce que l’activité a drastiquement diminuée », affirme Ernest Neba, vendeur de poulet depuis plus 30 ans au marché du Mfoundi. Et lorsqu’on en trouve, il faut payer entre 4000 F et 5000 F pour un sujet de deux kilogrammes. Un poulet qui coûtait 5 000 F coûte désormais entre 9 000 F et 15 000 F. la raison principale selon Ernest Neba est inhérente à la crise sanitaire qui a entraîné le blocage de l’importation des poussins et des œufs fécondés.


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