Leçons de vivre ensemble

Message que veulent transmettre six enseignants de langue française à travers une anthologie de nouvelles parue récemment aux Elite d’Afrique Editions.

Entre les lignes, la fierté de cette enseignante est perceptible. Pr. Catherine Awoundja Nsata est fière de ses élèves tenus à l’Ecole normale supérieure de Yaoundé. La 52e promotion de la filière Lettres modernes françaises vient confirmer l’assertion selon laquelle, « le bonheur d’un enseignant, ce sont ses apprenants ». En fait, six passionnés de lettres viennent de commettre aux Elite d’Afrique Editions « La belle leçon de Cyprien », une anthologie de nouvelles. Une invite à la culture du vivre ensemble dans notre pays. Souhait matérialisé dès la première de couverture où l’on voit avec une carte du Cameroun avec emphase sur différentes villes. Par ce canal, les auteurs font redécouvrir aux lecteurs les atouts touristiques, infrastructurels et culturels du pays. Mais aussi les réalités quotidiennes des populations.

C’est d’ailleurs par la nouvelle portant ce titre que l’œuvre de 106 pages commence. C’est l’histoire d’un jeune homme, désordonné devant Dieu et les hommes, contraint après un énième échec au probatoire à rejoindre la ville de Yoko. Il doit y poursuivre ses études. Il n’y parviendra pas puisque ses frasques l’y rattraperont aussi. Toutefois, il finira par trouver un petit boulot après avoir un éveil de conscience. Dans ce récit, Mélanie Wami donne surtout à voir Yoko, ancienne ville coloniale. La description faite dans un style simple permet de s’imaginer dans cette localité de la région du Centre et du quotidien de ses populations.

C’est sans doute aussi l’objectif de Mama Nsangou Njoya lorsque dans sa nouvelle intitulée « Fugue heureuse ». L’auteur y décrit le département du Noun, le plus grand de la région de l’Ouest. Entre Foumbot et son statut de mamelle nourricière de la sous-région Afrique centrale, le Mont Mbappit avec son lac invisible de loin, Koutaba et sa base militaire qui fait sa réputation et enfin Foumban, chef-lieu du département, nanti d’un paysage unique, des rues authentiques et son nouveau musée. L’auteur y promène le lecteur à travers les yeux de Mamane, un jeune homme parti de Bafoussam pour se mettre à la recherche de son père, inconnu de lui.

Dans ce recueil, le sujet du terrorisme dans certaines régions du pays est aussi abordé dans une écriture légère. « Je suis Aïchatou » d’Antoine Beauvard Zanga et « Un soldat est un homme » de Brice Kamdem plongent le lecteur au cœur des guerres qui ont détruit des vies dans le pays. Aïchatou, 12 ans, a vu ses parents assassinés, ses sœurs violées, ses frères brutalisés avant d’être elle-même enlevée par des terroristes. Cet ouvrage, au style simple et captivant de par les descriptions, se savoure d’un trait. Il s’agit davantage d’une pierre de plus au vaste chantier de construction d’un Cameroun où règnent la paix, la tolérance…l’amour.

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