Gestion des corps: Avec restrictions

Les personnes décédées de Covid-19 sont inhumées 48 heures après. Tous les rites traditionnels, religieux sont concis et effectués sous la haute surveillance des agents de santé.

Il est 12 h ce lundi 5 avril 2021 au Centre de prise en charge des patients Covid-19 annexe n°2 de l’Hôpital central de Yaoundé. A l’extérieur des bâtiments, c’est une foule immense qui attend la levée des corps de membres de familles décédés des suites de Covid-19. Ici, ce ne sont pas des levées ordinaires. Tout le monde n’a pas accès aux locaux.


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Par vagues de dix personnes, les familles sont reçues les unes après les autres à l’intérieur des bâtiments pour effectuer les dernières prières, avant que les agents sanitaires ne scellent le cercueil. Ici, qu’il s’agisse d’une dépouille de chrétien ou de musulman, tous sortent du centre dans un cercueil scellé. Si la pratique musulmane par exemple exige l’inhumation dans un linceul, les précautions sanitaires priment. « Nous sommes dans un contexte particulier, les musulmans aussi bien que les chrétiens doivent comprendre que la sécurité sanitaire de la communauté ne doit pas être mise en danger à cause des morts. Voilà pourquoi les familles doivent coopérer et respecter les instructions sanitaires », relève un responsable en charge des opérations mortuaires au centre d’Orca.


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De l’autre côté à l’entrée principale, un corps fraîchement sorti de la morgue est en préparation pour être restitué à la famille. Quatre techniciens de santé sont aux aguets. Tous vêtus de la tête aux pieds de surblouses imperméables, de canons à mousses sur le dos, ils pulvérisent à base d’une solution liquide, minute après minute, le corps allongé dans le cercueil. Sous la haute surveillance des agents médicaux, la dizaine de membres de la famille venus avec un pasteur est autorisée à faire les dernières prières sur le défunt. « Il nous a été demandé d’effectuer les rites et prières sans toucher le corps. Nous sommes avec les enfants de la disparue pour qu’ils voient une dernière fois leur mère », explique un membre de la famille.  Après cette étape, le cercueil est scellé et remis à la famille pour inhumation dans les 48 heures.


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La dignité des défunts, leurs traditions culturelles et religieuses, sont toutes respectées et effectuées sur place et de façon concise, conformément aux instructions de l’Organisation mondiale et de la Santé, et celles du gouvernement camerounais. Selon les autorités du Centre de prise en charge des patients Covid-19 de Yaoundé, toutes les dispositions ont été prises de façon à gérer chaque corps au cas par cas, en trouvant un juste équilibre entre les droits de la famille et la limitation des risques d’exposition à l’infection. « Exigences relatives aux housses mortuaires, aux équipements de protection individuelle, orientations supplémentaires sur l’inhumation ou la crémation au sein de la communauté : tout est respecté », assure le spécialiste.


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